Le sous-financement force des centres-femmes à fermer pour l’été
Publié le 26 juin 2026 à 16:19, modifié le 26 juin 2026 à 17:01
Par: Élodie Rézine
La période estivale apporte son lot de difficultés aux centres-femmes de nos régions, notamment en ce qui a trait au financement. La région du KRTB ne sera desservie par aucun organisme de ce type durant une partie de l’été.
6 centres de femmes fermeront leurs portes pour une partie de l’été dans la région. Une situation déplorée par la coordonatrice de l’R des centres de femmes du Québec, Nadia Morissette, qui associe le problème à un sous-financement chronique des organismes communautaires. « Cette réalité de fermetures estivales est là depuis que les centres de femmes existent. Le sous-financement chronique des centres amène souvent des périodes de chômage pour les travailleuses et des rétablissements, des restrictions d’ouverture durant les périodes estivales. »
La plupart des 6 centres du KRTB sont déjà fermés et le demeureront jusqu’à la fin du mois d’août. La situation s’étirera même jusqu’en septembre pour certains. Le regroupement québécois demande de l’aide du gouvernement afin de pouvoir assurer un service toute l’année.
« Il y a un désengagement de l’État à l’égard du soutien du filet social et au financement de la totalité des groupes communautaires. Le manque à gagner est très grand, on parle d’environ 500 000 $ par centre de femmes », dénonce M. Morissette.
De son côté, Santé Québec Bas-Saint-Laurent estime plutôt que ces fermetures reposent sur un manque de personnel important dans le secteur plus qu’à un manque de financement. L’équipe d’Amélie Dionne n’a pas donné suite à notre demande d’entrevue.
Pendant ce temps, le centre d’hébergement l’Autre-Toit du KRTB reste ouvert par obligation. Ces derniers souffrent tout de même du sous-financement, comme l’explique la coordonnatrice générale de l’Autre-Toit, Cindy Viel. « On est une ressource, 24/7. On est une ressource d’urgence, d’hébergement d’urgence temporaire. On ne peut pas se permettre de fermer. Donc il faut couper dans les salaires et les ressources pour pouvoir réussir à rester ouvert douze mois par année. »
À noter que les centres de femmes ne remplacent pas les mesures d’urgence. En cas de besoin, la ligne SOS violence conjugale, le 811 et les centres d’hébergement restent disponibles.