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Le projet de 144 logements à Gaspé retardé de 6 mois

Publié le 13 juillet 2022 à 15:13, modifié le 13 juillet 2022 à 15:13

Par: Chad Guénette

Un litige entre la Ville de Gaspé et le Ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles empêche la mise en œuvre d’un projet de construction de 144 logements. Le chantier névralgique pour la municipalité a été retardé de 6 mois.

Un des plus gros projets de logements pour Gaspé avait été annoncé le 7 septembre 2021. 144 logements devraient être construits sur le terrain adjacent au Carrefour Gaspé sur la montée de Sandy Beach, mais la Ville rencontre un problème majeur : une clause vieille de 40 ans stipule que Gaspé ne peut vendre le terrain sans l’accord du gouvernement.

« C’est un terrain qui nous avait été cédé du MERN, Ministère de l’Énergie et des Ressources Naturelles, il y a 42 ans, 43 ans passés, explique le maire de Gaspé, Daniel Côté. Lorsqu’il est venu le temps de vendre le terrain au promoteur privé, il y a une clause qui date de 42, 43 ans qui sont ressortis chez le notaire, comme quoi fallait demander la permission au Ministère de vendre le terrain à un promoteur privé. »

Une facture de 400 mille dollars et un retard de six mois ont découlé de cette clause et le maire n’est pas heureux.

« On veut y donner une vie utile, on veut s’en servir pour développer nos priorités comme territoire, ce qui sont des priorités gouvernementales également, logements, garderies, affirme le maire de Gaspé. Et on se fait mettre des bâtons dans les roues par le ministère qui a déjà été propriétaire du terrain, il y a 40 ans passés. C’est le petit bout qui me fait suer un petit peu. »

Aussi, le terrain pourrait accueillir un nouveau CPE de 80 places. Le directeur des CPE Le voyage de mon enfance n’a rien confirmé, mais ce terrain est pour lui une priorité. Quant à la ville, elle cherche maintenant un terrain d’entente avec le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles.

« On est en discussion pour voir, comment on trouve une voie de passage acceptable pour tout le monde, qui soit dans un prix qui a de l’allure ou bien qu’on laisse tomber carrément l’application de la clause, soutient M. Côté. On est en discussion là-dessus entre nos notaires et avocats interposés, donc on espère trouver une voie de passage. »

Présentement, même avec un retard de six mois dans ce projet, le maire souhaite tout de même voir les premiers coups de marteau en 2023, comme prévu.