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Le programme de Soins paramédicaux primaires suspendu à Grand-Sault

Publié le 12 juin 2019 à 08:27, modifié le 12 juin 2019 à 16:33

Par: Jacob Cassidy

Le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick confirme que la deuxième cohorte du programme de Soins paramédicaux primaires qui devait débuter à l’automne à Grand-Sault est suspendue.

Selon une porte-parole de l’établissement, un nombre trop faible d’inscriptions explique cette décision. Seulement six étudiants ont démontré de l’intérêt pour le programme sur une possibilité de 24.

«Que tu aies 2 personnes ou 20 personnes dans le programme, il coute la même chose au niveau des installations, au niveau du personnel. Ça nous prend un minimum de 10-12 personnes pour offrir le programme», explique le secrétaire général du CCNB, Sylvio Boudreau.

Les quelques candidats ont été invités à transférer leur demande au Campus de Campbellton, où il reste quelques places. «Le gouvernement conservateur est en train de leur dire allez à Campbellton ou allez à Fredericton. Donc, dépensez davantage pour votre formation. Je pense qu’il y a des moyens de trouver des solutions», déplore le député d’Edmundston-Madawaska-Centre, Jean-Claude D’Amours.

Le cours de Soins paramédicaux primaires est offert de façon permanente dans la région Restigouche depuis 2016. Chaque année, une cohorte mobile est lancée dans un autre campus de la province. Grand-Sault aurait hébergé le programme pour une deuxième année consécutive.

«Un cycle de deux ans serait peut-être plus approprié parce que là on est allé en chercher 12. Là on pouvait aller en chercher, mais pas suffisamment encore», suggère M. Boudreau.

Ceux qui ont commencé leurs études l’automne dernier continueront de suivre la formation comme prévu. Cet hiver, ils étaient une quinzaine dans le programme à Grand-Sault.

Cela s’ajoute aux nombreux irritants mis en lumière par ceux qui demandent une meilleure classification pour les ambulanciers. «Si tu as le choix entre faire ce métier-là ou aller police et pompiers qui n’ont pas besoin de reclassification. Ils ont déjà 40 à 70 % de plus de salaire. On s’entend que ce n’est pas le premier métier à choisir», partage André Jobin du mouvement de reclassification des travailleurs paramédicaux.

Selon lui, en réglant le problème de classification, le gouvernement contribuerait à réduire les défis en matière de recrutement et de rétention des travailleurs.

Même si la décision dépend du CCNB, l’opposition somme le gouvernement d’intervenir dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. «Le gouvernement à une responsabilité de mettre ses culottes et de s’assurer que la province et les collèges communautaires offrent les services nécessaires», commente Jean-Claude D’Amours.

Seule une hausse soudaine des inscriptions pourrait changer la situation. Sinon, il faudra attendre au moins à l’automne 2020 pour qu’une nouvelle cohorte soit lancée.