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Le GREMM assemble les squelettes de trois baleines

Publié le 14 janvier 2019 à 16:43, modifié le 14 janvier 2019 à 16:43

Par: Mariane Lajoie

Le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins de Tadoussac travaille sur un impressionnant projet. Il s’affaire à assembler les squelettes de trois baleines, qui se sont échouées au courant des dernières années en bordure du fleuve Saint-Laurent.

Dans cet entrepôt de Sacré-Cœur, sur la Haute-Côte-Nord, une équipe assemble tout un casse-tête. Dès l’été prochain, trois nouveaux venus feront leur entrée au Centre d’interprétation des mammifères marins de Tadoussac : les squelettes d’un rorqual à bosse, d’un rorqual commun et celui d’une baleine noire bien connue des scientifiques, Piper.

«On la connait depuis 1993. La baleine entière était de 35,6 tonnes. On a enlevé toute la chaire autour, les viscères, et aujourd’hui on se retrouve avec un squelette de sept tonnes», explique le vice-président du GREMM, Patrice Corbeil.

«Pour les deux mâchoires de Piper, on peut dire 230-250 kilos pour un os. C’est sans compter le crâne, et le reste de la structure», image le guide-naturaliste du GREMM, Michel Martin.

Les squelettes seront exposés en plein mouvement.

«Le rorqual à bosses c’est une espèce très acrobatique, donc on va la mettre en position de saut, à la verticale. Alors c’est un défi en soi, ça ne s’est jamais fait à notre connaissance. Et on s’est associé à la firme Bilodeau. Eux ont pris le défi de remonter le dentier de la baleine noire avec près de 800 fanons de deux mètres de long. Et ils vont assembler ça sur le crâne de Piper», mentionne Patrice Corbeil.

Entre le moment où les carcasses ont été repêchées en bordure du fleuve et celui où elles seront exposées, parfois dix ans se sont écoulés.

«Il y a l’étape de récupération, ensuite l’étape de nettoyage, dégraissage, et on est on est rendu à l’étape très excitante où on va assembler ces ossements pour remonter le squelette au complet», se réjouit le vice-président du GREMM.

«Souvent, les gens qui ont participé au dépeçage de l’animal, ne sont pas toujours les mêmes qui vont faire le montage. On n’a pas toujours eu le temps de voir exactement quel os allait à quel endroit, dans quelle position. Donc ça peut être un peu à tâtons parfois», avoue Michel Martin.

Pour compléter son projet, le GREMM a lancé une campagne de socio financement. Et son centre d’interprétation devra être agrandi, pour que ces géants puissent rejoindre la douzaine déjà en place.