Le caribou de Cloridorme a retrouvé un habitat adéquat
Publié le 27 novembre 2025 à 16:45, modifié le 27 novembre 2025 à 16:58
Par: Eva Thomas
Le caribou devenu célèbre depuis une semaine à Cloridorme a pu regagner son habitat. L’opération de relocalisation du ministère de la Faune visait à protéger l’animal tout en réduisant les risques pour la population.
Cela pourrait être le titre d’un film de Noël : le caribou de Cloridorme. Pourtant, l’histoire est bien réelle. Relocalisé par une équipe composée de techniciens de la faune, de biologistes et d’un vétérinaire, l’animal a tout de même séjourné quelques jours dans le village. Un événement qui a marqué les résidents.
« Il s’est promené toute la journée devant le restaurant. Le gars de la faune a tenté de l’envoyer derrière car derrière on a un ruisseau, alors on se disait s’il peut aller brouter près du ruisseau, mais ça à l’air qu’il aimait l’asphalte. » – Manon Thiboutot, résidente et gérante du restaurant l’Avacaal à Cloridorme.
Pour ce restaurant familial, Rudolph comme ils l’ont surnommé était un client un peu particulier.
Eva Thomas, journaliste : « Il était attiré par la nourriture du restaurant ? »
« Par la bonne odeur ! C’est ce que les clients me disaient, que c’était à cause de ma poutine. » – Manon Thiboutot, résidente et gérante du restaurant l’Avacaal à Cloridorme.
Un événement que l’on pourrait qualifier de féérique, à quelques semaines de Noël.
« On l’a apprécié le temps qu’il était là. » – Vincent Fluvio, résident et gérant du restaurant l’Avacaal à Cloridorme.
« Très heureuse, c’est très rare, on n’a jamais vu ça ici à Cloridorme. J’ai dit peut-être le père Noël n’est pas loin. » – Gertrude Richard, résidente de Cloridorme.
« C’était une belle expérience de vie. J’ai envoyé la photo à mon petit-fils en disant, « c’est le Père Noël qui a oublié son renne ! » » – Manon Thiboutot, résidente et gérante du restaurant l’Avacaal à Cloridorme.
Si l’événement est singulier, la présence de l’animal n’est pas totalement surprenante.
« Ce sont des individus qui peuvent par exemple être à la recherche de partenaires de reproduction, en dispersion pour s’établir dans des secteurs lorsqu’ils s’affranchissent de leur mère. » – Martin-Hugues Saint-Laurent, professeur en écologie animale à l’UQAR.
Les suivis réalisés par le ministère n’indiquaient pas que le caribou regagne de lui-même un habitat adéquat.
« Les caribous qui s’éloignent des forêts protégées du parc de la Gaspésie se mettent plus à risque. Ils ont la possibilité de rencontrer des prédateurs dans les secteurs en basse altitude. Le risque de collisions avec des véhicules est élevé aussi. » – Martin-Hugues Saint-Laurent, professeur en écologie animale à l’UQAR.
Le caribou montagnard de la Gaspésie est une espèce protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada.