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Lac Unique : une lutte qui tourne en rond

Publié le 11 juin 2019 à 13:28, modifié le 11 juin 2019 à 15:18

Par: Jacob Cassidy

Après 15 ans à siéger sur l’Association des propriétaires de chalets du lac Unique, Pierre Moreau quittera son poste de président la semaine prochaine. Il affirme que beaucoup de choses ont été faites dans les dernières années par les riverains pour faire avancer la lutte aux cyanobactéries. Il déplore toutefois l’inaction du gouvernement.

Pierre Moreau a amassé des tonnes de documents et d’analyses sur la qualité de l’eau dans le lac Unique au cours des 15 dernières années. «On semble virer en rond. Le ministère nous demande des rapports, des rapports et des rapports sur la qualité de l’eau, on sait pas mal ce que c’est, ça fait déjà 25 ans qu’on fait des analyses», commente-t-il.

En 1996, le gouvernement du Nouveau-Brunswick avouait qu’il y avait un problème avec le plan d’eau. Cependant, les initiatives des riverains peinent à obtenir du financement provincial pour autre chose que des analyses.

L’Association des propriétaires de chalets défend depuis des années que le lac Unique doit devenir un laboratoire pour la lutte aux cyanobactéries. Un projet d’ultrasons de 325 000 $ est notamment en plan depuis 2 ans. «Il aurait fallu installer le système pour les contrôles d’éclosions ce printemps, ça m’a pas mal déçu, mais c’est vrai que ça ne va pas si vite que ça quand on va au travers de la bureaucratie», affirme-t-il.

En plus de quitter l’association, Pierre Moreau a choisi cette année de retirer sa roulotte du lac unique, pour s’installer dans l’est de la province. «On cherche à avoir moins de critiques, à avoir un peu la paix, un peu profiter de la vie des 10 –12 dernières années de camping», explique-t-il.

C’est le 21 juin prochain que Pierre Moreau passera officiellement les commandes de l’organisme. Son successeur devra faire beaucoup de travail de lobbyisme et de sensibilisation. «Il faudrait qu’ils reboisent les rives. Il faudrait qu’ils s’assurent qu’il y ait des fosses septiques appropriées. Aussi la navigation, des gros moteurs, qui brassent le fond du lac, il faudrait que ça disparaisse», énumère le président sortant.

Les riverains devront donc mettre l’épaule à la roue pour sauver ce lac qui se meurt depuis trop longtemps.