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Lac Nairne : une campagne de revégétalisation pour contrer les algues bleues

Publié le 17 mars 2026 à 15:25, modifié le 18 mars 2026 à 10:16

Par: Jean-Baptiste Leveque

L’Association de protection de l’environnement du lac Nairne passe à l’action pour contrer la prolifération d’algues bleues. Une campagne de revégétalisation des berges vient d’être lancée. L’APELN espère renverser la tendance d’ici cinq ans et éviter que le lac devienne dangereux pour la santé.

Avec la multiplication des épisodes d’algues bleues dans les dernières années, la santé du lac Nairne s’est rapidement dégradée.

« On n’a pas toujours pris soin de ce lac-là. Il y avait eu quand même beaucoup de rejets de différentes choses : des égouts, des rejets de déchets, des choses comme ça. Ça fait que le lac en a souffert, puis aujourd’hui, ben c’est un lac qui a besoin d’avoir des actions déterminantes », explique François Tremblay, vice-président de l’APELN.

L’association des riverains veut réduire l’apport excessif de phosphore provenant du ruissellement. La meilleure solution : planter des végétaux sur les rives.

« On va intervenir auprès de nos membres pour être capable de faciliter justement l’implantation de ces arbres-là, soit par de l’aide physique ou de l’aide technique sur le comment faire les choses », décrit M. Tremblay.

Les activités nautiques ont été arrêtées plusieurs semaines l’an dernier pour protéger la santé du lac. On veut pouvoir les maintenir.

Le vp de l’APELN précise que « ce n’est pas une question d’empêcher, c’est une question de mieux gérer et mieux encadrer l’activité humaine autour du lac ».

Mais le temps presse. Les proliférations sont un risque pour la santé humaine et animale.

« Il faut agir là, maintenant. On a à peu près cinq ans pour inverser le processus, parce que sinon, c’est l’hypereutrophisation, puis éventuellement, c’est un marais », prévient François Tremblay.

La municipalité offre actuellement des végétaux à tarif réduit aux riverains de tous les plans d’eau du territoire. Mais le principal lac reste une priorité pour tous.

« Oui, il y a des résidents, mais il y a une population aussi au niveau de Saint-Aimé qui profite de ce lac-là, puis c’est important. C’est un patrimoine. Ça représente tout près ou peut-être au-delà de 30 % de l’ensemble des revenus de taxes de la municipalité », indique M. Tremblay.

Concernant le myriophylle à épis, apparu l’été dernier, la municipalité prévoit une vaste opération d’arrachage et de contrôle de l’espèce à la fin du printemps.