Lac Nairne : la baignade permise, la forme du Triathlon en attente
Publié le 26 juin 2026 à 16:43, modifié le 26 juin 2026 à 16:43
Saint-Aimé-des-Lacs autorise la baignade et l’installation des quais dans le lac Nairne, même si la cartographie du myriophylle à épis, cette espèce qui menace la santé du plan d’eau, n’est pas encore déposée.
Le calme plat sur le lac Nairne prendra bientôt fin. Alors que la caractérisation du myriophylle à épis se précise, la municipalité a donné le feu vert aux baigneurs.
« C’est une très bonne nouvelle pour les usagers, puis c’est une très bonne nouvelle pour le camping, parce qu’on sait qu’il y a des gens qui hésitaient à venir au camping à cause que la baignade était interdite », réagit Bertrand Bouchard, un villégiateur du lac qui entame sa dixième saison.
Selon la mairesse de Saint-Aimé-des-Lacs, Jo-Annie Boulianne, les herbiers identifiés par la cartographie seraient concentrés majoritairement autour de la rampe d’embarcation de la base de plein air. « Ils sont un peu plus denses, plus développés aussi que ce qu’on avait prévu, mais ça n’a pas proliféré à l’ensemble du lac, vu les bandes sablonneuses tout le tour », explique la mairesse.
Les plaisanciers, qui ne peuvent plus naviguer sur le lac depuis le 19 août 2025, devront patienter encore. « J’ai des amis qui ont des embarcations. Ils étaient (très) déçus de ne pas pouvoir utiliser le lac », partage Bertrand Bouchard.
La mairesse Boulianne confirme que pour les baigneurs et un éventuel retour des embarcations, « il va y avoir beaucoup de sensibilisation de faite un peu partout pour que les gens soient conscients et soient au courant de comment on fonctionne sur le lac, puis des zones à éviter ».
Le Triathlon de Charlevoix en duathlon?
À une semaine du Triathlon de Charlevoix, l’incertitude demeure pour l’épreuve de natation.
Le coordonnateur, Stéphane Charest, confie que son équipe est « en mode adaptatif. On se garde des réserves parce que ça nous prend comme des kayaks pour assurer la sécurité des nageurs. C’est vraiment ça qui est le point crucial. »
Pour une première fois en vingt ans, une plante envahissante pourrait donc changer la nature de l’événement… et sa réputation. « C’est sûr que si on convertit, un duathlon ça se fait (pour) ceux qui sont habitués de faire du triathlon. C’est quand même exigeant un duathlon, même si on dit il n’y a pas de natation », indique le coordonnateur, qui se questionne sur l’impact d’un tel changement sur les inscriptions.
Une opération d’arrachage du myriophylle à épis aura lieu pendant plusieurs jours la semaine prochaine. Elle pourrait être déterminante pour le sort du Triathlon et la saison de navigation sur le lac.