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La SEMER peu attrayante pour la MRC de l’Islet

Publié le 8 novembre 2019 à 17:12, modifié le 8 novembre 2019 à 17:39

Par: Fabienne Tercaefs

L’augmentation des coûts pour le traitement des matières organiques à l’usine de biométhanisation de la région de Rivière-du-Loup continue de faire réagir. Certaines MRC, qui n’ont pas de bac brun, observent de près cette situation.

Il y a 4 ans, la région de l’Islet a décidé de ne pas envoyer ses déchets à l’usine de Biométhanisation. Avec l’interdiction d’enfouir ses matières compostables en 2022, la MRC doit revoir son dossier. Elle ne trie pas encore ses déchets organiques. Tout part à l’enfouissement près de Trois-Rivières. La région étudie en ce moment les options pour traiter ces matières. Et un rapprochement avec la SEMER n’est pas la priorité selon le directeur général de la MRC de l’Islet. «  Pour l’instant nous on n’a pas analysé cette option-là et on a été peu en contact avec la SEMER jusqu’à maintenant, mais maintenant avec l’obligation de 2022 on devra regarder cette option-là. »

La MRC de L’Islet  attend  les résultats  d’une étude sur le traitement mécano-biologique des déchets pour se positionner.  Il s’agit d’un procédé qui permettrait d’utiliser seulement le bac vert. «Le traitement fait en sorte de séparer mécaniquement autant les déchets qui s’en vont à l’enfouissement et les matières qui sont compostées. C’est une manière qui permet de récupérer davantage de matières que ce que peut par exemple offrir le bac brun. » ajoute le directeur général. Les avantages seraient nombreux. «  Le traitement mécano-biologique nous permettait (…) au moins d’avoir ça dans l’équation, est-ce qu’on peut aller chercher en même temps les déchets et les matières compostables et de ne  pas multiplier le nombre de trajets pour les camions. » complète Patrick Hamelin.

La MRC de L’Islet devrait prendre une décision dans les prochaines semaines. La population semble prête à faire son propre tri de matières putrescibles. «  Si il y avait le bac brun, je le ferai. » affirme une résidente. « si c’est bien fait oui, par contre des fois ça ne sert à rien, au bout de quelques années, ils n’ont plus rien à faire avec ça.»« Pas tout le monde qui va embarquer dans ce projet-là, personnellement moi je ne veux pas. » ajoute un couple de citoyens.

 

De nouveaux partenaires seraient les bienvenus, alors que l’usine de biométhanisation manque de matières. Surtout que des MRC comme la Mitis ou la Matapédia envisagent une alternative pour traiter leurs déchets, étant donné l’explosion des coûts.