La maison Roger-Bouchard en voie d’être classée
Publié le 18 mars 2026 à 16:27, modifié le 18 mars 2026 à 16:27
La maison Roger-Bouchard est en voie d’être classée par le ministère de la Culture et des Communications. Le bâtiment patrimonial de Baie-Saint-Paul a reçu un avis d’intention, une première étape décisive vers sa restauration, évaluée à près de 5 M$.
Cela fait deux ans que la fondation Héritage Charlevoix tente d’obtenir le classement de la maison Roger-Bouchard, dont l’authenticité est incomparable au Québec.
« La fondation est propriétaire de la maison depuis 1999 et on en connaît évidemment toute la valeur et toute l’importance pour Charlevoix. Et pour nous, c’était un incontournable qu’elle soit classée », se réjouit François Tremblay, directeur général d’Héritage Charlevoix.
Originaire de la région, Roger Bouchard était un pionnier de l’exploitation forestière au Saguenay. Il a construit cette demeure en 1832 pour affirmer ses aspirations et sa réussite.
« Ce qui est exceptionnel, c’est que les bourgeois à cette époque-là avaient tendance évidemment à faire des maisons de type québécois et les faire très grosses, très grandes. Alors lui a opté pour le style Regency, qui était quand même assez nouveau à cette époque-là », précise le directeur.
Malgré la conservation de son caractère unique, le bâtiment patrimonial a d’être restauré.
M. Tremblay « voudrait en faire un lieu historique qui peut être visité par le grand public, donc avec des intérieurs reconstitués. Ce qui est exceptionnel pour la maison, ce sont ses intérieurs qui ont été conservés d’époque. »
Cette restauration par l’extérieur représente l’un des plus gros chantiers de l’organisme. Le classement permettrait d’obtenir une importante subvention, mais le contexte budgétaire actuel pourrait retarder le montage financier. Héritage Charlevoix se tient prêt.
« Ça prend beaucoup de patience avec le patrimoine en général. Le patrimoine est un milieu où les choses se font un peu plus lentement. On ne peut pas brusquer la nature, les choses doivent tomber quand c’est le temps », conclut François Tremblay avec le sourire.