« La logique, elle est où ?» : Des municipalités s’inquiètent devant l’absence de contrôleurs routiers dans Charlevoix :
Publié le 5 août 2025 à 14:33, modifié le 5 août 2025 à 14:33
Avec l’absence des contrôleurs routiers sur les routes de Charlevoix et les risques d’accident qui s’accentuent, des municipalités demandent au gouvernement d’agir.
L’absence de contrôleurs routiers cet été sur les routes de Charlevoix continue d’être dénoncée. Il n’y a plus de vérification pour les poids lourds ni de prévention. Ça découle d’une décision du tribunal administratif du travail en lien avec le port d’armes. La municipalité des Éboulements a formulé, hier, une résolution demandant à Québec le retour des agents sur les routes. Dans Charlevoix particulièrement, puisque les routes sont montagneuses, il est important de vérifier les freins et le poids des véhicules lourds pour prévenir des accidents.
« Présentement, il n’y a plus aucune aire de vérification des contrôleurs routiers, ça veut dire que les contrôleurs routiers, ils viennent même plus dans Charlevoix et puis, c’est dans Charlevoix qu’il y a le plus de lits d’arrêt et d’air de vérification. Fait que, la logique, elle est où? Je le sais pas, je ne la comprends pas. », exprime le maire des Éboulements, Emmanuel Deschênes.
Le maire craint que l’absence de surveillance sur les routes incite à la délinquance et que des véhicules trop lourds ou avec des freins inadéquats circulent dans les côtes, ce qui pourrait engendrer de graves accidents.
« Quand le chat n’est pas là, les souris dansent et bien, c’est exactement ce qu’il se passe présentement. » dit-il.
Malheureusement, la région de Charlevoix n’est pas étrangère aux accidents impliquant des véhicules lourds. Aux Éboulements un accident meurtrier est survenu en 1974 dans la descente de la pente. Puis, en 1997, au même endroit, un autre drame est survenu : un autocar a chuté dans un ravin, causant la mort de 44 personnes. De plus, en juin dernier, un homme a perdu la vie dans un accident impliquant un poids lourd à Baie-Saint-Paul.
« Un accident d’autobus ou de poids lourds, c’est un drame. C’est des drames. Et quand il y arrive un autobus, eh bien c’est plusieurs personnes qui décèdent et puis, c’était un drame pour toute une communauté fait que, nous, on ne veut pas ça, mais, on veut que le gouvernement renvoie tout le monde sur la route, et puis, qu’il y ait des inspections.», explique Emmanuel Deschênes.
Inquiète que d’autres drames se produisent, la municipalité de Saint-Siméon demande, elle aussi, au gouvernement d’agir.