La commission municipale du Québec rend son rapport dans le dossier de la ville de Percé
Publié le 15 juillet 2024 à 11:45, modifié le 15 juillet 2024 à 17:04
Par: CIMTCHAU
L’attente quant aux résultats de l’enquête de la Commission municipale du Québec sur l’hôtel de ville de Percé est maintenant terminée. Le rapport a été rendu public vendredi dernier.
La Direction des enquêtes et des poursuites en intégrité municipale a conclu « qu’il règne une culture préoccupante relative au respect des règles applicables au sein de la Ville. Cette culture se traduit par un manque flagrant de mesures de contrôles internes et de mécanismes de surveillance. »
Il est également mentionné que le conseil municipal « ne semble pas réaliser l’ampleur de la situation ou manifester la volonté de la redresser. »
Le rapport mentionne de « nombreux dysfonctionnements » et de « graves lacunes organisationnelles ». On pense notamment au dossier de la suspension du directeur de l’urbanisme Ghislain Pitre qui fait suite à des allégations de fraude, de vol et de falsification de documents. Il a été suspendu avec solde en novembre dernier. Mais ce n’est pas tout, toujours selon la Direction des enquêtes et des poursuites en intégrité municipale, « les processus d’approbation des dépenses ne sont pas suivis. » Un employé a notamment signé un contrat d’achat d’une camionnette Ford pour la Ville, d’une valeur de 76 000 $, sans l’autorisation du conseil ni la délégation de pouvoir de dépenser.
Certains citoyens qui ont suivi l’affaire de près ne sont pas d’accord avec les conclusions du rapport.
« C’est pour ça que je trouve que le rapport est complaisant, il pointe vraiment les personnes qui dénoncent, alors que les personnes fautives sont comme absous. », explique Jean-François Gagné, citoyen de Percé.
Le citoyen remet en question la véracité du document : « S’il y a une chose que le ministère peut faire maintenant pour nous aider… en fournissant l’aide qu’il faut, technique. »
L’enquête a également conclu que la mairesse n’a pas entraver l’enquête administrative en lien avec son conjoint, Ghislain Pitre. Et que les allégations comme quoi elle aurait instauré « un climat de terreur » sont non fondées.
« On est déçu, on est déçu et si le gouvernement pense qu’il vient de clamer l’intensité du feu qui nous habite, c’est vraiment le contraire. », ajoute le citoyen.