Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

Homicides familiaux au N.-B. : le taux le plus élevé parmi les provinces de l’Atlantique

Publié le 19 décembre 2025 à 15:19, modifié le 27 décembre 2025 à 09:47

Par: Annie St-Onge Marchand

Parmi les provinces de l’Atlantique, c’est le Nouveau-Brunswick qui a le taux le plus élevé d’homicides familiaux entre 2012 et 2022. C’est ce que révèle un rapport qui a été récemment publié. Un constat préoccupant.

384 homicides ont été commis dans les provinces de l’Atlantique en 10 ans, dont 124 au Nouveau-Brunswick. Des chiffres qui n’étonnent pas des experts.

« Un seul crime de ce genre-là, c’est beaucoup trop. Quand on parle de centaine d’emblée ça devient très alarmant. Ça démontre qu’il faut continuer à travailler sur ces sujets-là, faire de la prévention, de la sensibilisation », souligne Kim Dubé, professeure en criminologie à l’Université de Moncton.

« On voit la réalité de ces données de jour en jour lorsque notre refuge pour femmes est à capacité », avoue Renée Charron, directrice exécutive du Carrefour pour femmes.

70% des victimes étaient des femmes et 89% des accusés étaient des hommes. De plus, près du ¾ des victimes néo-brunswickoises étaient le partenaire intime de l’accusé.

« Malheureusement, ce n’est pas une nouvelle réalité de savoir que la violence basée sur le genre affecte majoritairement les femmes », mentionne Mme Charron.

Les chercheuses recommandent de s’attarder davantage aux données et de réaliser un examen sur les décès causés par violence conjugale afin de créer des projets d’intervention et de prévention efficaces.

« Le rapport c’est extrêmement important. Ça met les faits sur papier », ajoute-t-elle.

« C’est important aussi d’aller chercher toutes les données en termes de prévention. Qu’est-ce qu’on fait? Qu’est-ce qui est fait? », indique Mme Dubé.

Le rapport a été commandé par le Conseil des premiers ministres de l’Atlantique et a été dirigé par une chercheuse de l’Université de Guelph, en Ontario. Il s’agit de la première étude de ce genre menée au Canada atlantique.

« D’en avoir un qui a été fait spécifiquement dans les provinces de l’Atlantique déjà c’est bien. C’est sûr qu’il aurait dû être fait plus tôt, mais on a les données maintenant. On les a. Comment est-ce qu’on va agir sur ces données-là? », déclare Kim Dubé.

À l’automne 2026, le Réseau atlantique d’examen des homicides familiaux est censé présenter au Conseil des premiers ministres de l’Atlantique un plan de travail.