Grève dans les casinos : l’établissement dans Charlevoix demeure ouvert
Publié le 15 juin 2023 à 17:21, modifié le 15 juin 2023 à 17:40
Par: Jérôme Gagnon
Les syndiqués débrayent depuis le début de l’après-midi, comme ceux des autres établissements de jeux de la province, à la veille du Grand Prix du Canada à Montréal. Aucune fermeture n’est prévue dans Charlevoix, mais ces moyens de pression inquiètent.
Le 3 juin dernier, les employés du Casino se sont munis d’une banque de cinq jours de grève. Coup théâtre à 13h30, les 95 employés, affiliés à la CSN, ont déclenché la grève jeudi après-midi. Comme leurs confrères à travers la province, ces Charlevoisiens militent pour une augmentation de salaire.
Les augmentations salariales demandées représentent l’équivalent de la hausse du coût de la vie plus 1$ l’heure et elle vise principalement le pouvoir d’achat du personnel et une augmentation de l’attraction et la rétention du personnel, alors qu’un important roulement est constaté.
« Vous savez, on va à l’épicerie, on fait le plein de la voiture et tout coûte plus cher. Pendant ce temps, nos salaires stagnent, on ne fait pas d’augmentation, on ne s’enrichît pas », mentionne le président de l’unité générale CSN Casino de Charlevoix, Éric Dufour.
En négo depuis plus d’un an, ses employés s’impatientent. Selon leur syndicat, la même offre se retrouve sur la table depuis le 28 février dernier.
« Ça ne nous tente pas de sortir dehors. On veut rentrer et servir nos clients, mais là, ça piétine », lance le doyen.
Quel est l’impact d’une telle grève ? Pour l’instant, Loto-Québec assure qu’elle maintiendra ses activités dans Charlevoix.
« Nos patrons sont en dedans pour tenir le fort. Ils vont sûrement savoir très bien faire le travail. Je ne suis pas inquiet », indique-t-il.
Certains services pourraient toutefois être restreints. Dans un communiqué, Loto-Québec se dit « déçue que le syndicat ait décidé d’entamer une grève sans préavis au lieu de rester à la table de négociation. La société précise avoir déposé deux offres dans les derniers mois. Certains touristes craignent d’en subir les impacts.
« Ce n’est pas bon pour les touristes. Nous, on ne savait même pas. », s’exprime une femme qui a quitté Montréal pour se diriger vers Charlevoix jeudi.
Des commerçants espèrent que les deux partis trouveront un terrain d’entente rapidement afin d’éviter une potentielle fermeture.
« C’est un moteur important pour la région pour le tourisme. Un début de saison comme ça, ça serait dommage qu’on manque de clients à cause de ça », commente Dominique Truchon, chef et propriétaire, chez Truchon à La Malbaie.
Notons que les croupiers ne sont pas concernés par cette grève, alors qu’ils sont représentés par un autre syndicat.
« On n’est pas tellement loin. À un moment donné, ça va bouger », précise Éric Dufour.