Grande-Rivière : un enfant hospitalisé après avoir consommé un bonbon suspecté de contenir du cannabis
Publié le 5 juin 2026 à 15:33, modifié le 5 juin 2026 à 17:08
Par: Pierre-Marie Nicolas
Un élève de l’école primaire Bon-Pasteur de Grande-Rivière aurait consommé mardi un bonbon suspecté de contenir du cannabis. L’enfant a été hospitalisé.
Selon le CSS René-Lévesque, l’enfant ignorait que le bonbon pouvait être dangereux. La SQ, la Direction de la protection de la jeunesse et les services de santé ont tous été impliqués.
Pour Guillaume Bélair, infirmier clinicien au Centre anti-poison du Québec, ce type d’intoxication peut se dégrader rapidement.
« Ça peut aller rapidement vers une diminution de l’état de conscience. Donc pratiquement une perte de conscience. Avec même une diminution de la fréquence respiratoire. Donc les enfants peuvent se retrouver avec des soins actifs incluant un support. »
Une mère d’élève dit avoir appris l’incident par son enfant le soir même.
« J’étais stressée quand mon garçon est arrivé de l’école, il m’en a parlé on n’a pleuré les deux. Ça, l’aurait pu tomber sur lui aussi. J’ai un garçon de 12 ans au primaire et un de six ans donc… »
Elle reconnaît que l’école a réagi rapidement, mais souligne l’impuissance de la surveillance face à ce type de produit.
« L’école a pris en charge ce qui se passe tout de suite dans la même journée. On n’est pas à l’abri de rien malheureusement mais j’espère que ça ne se reproduira plus non plus. »
Ces produits sont interdits à la vente au Québec. Dans les autres provinces, le fédéral plafonne leur teneur à 10 mg de THC par emballage. Sur le marché noir, il n’existe aucun contrôle et les emballages ressemblent à de simples sachets de jujubes qu’on retrouve dans les épiceries.
« Ça peut porter à confusion. Il y a des produits qui sont présentés dans ce qui ressemble à un sac de bonbons classique qu’on va voir au dépanneur. Et quand tu regardes comme il faut, on se rend compte qu’il y a écrit THC 10 mg. »
Le Centre anti-poison recommande de traiter ces produits comme des médicaments dangereux.
« Il faut les garder dans leur contenant d’origine. (…) Et de le placer hors de portée et idéalement dans un endroit qui est verrouillé. Il faut traiter ces produits-là comme si c’était un médicament dangereux. Parce que pour un enfant c’est le cas. »
Le CSS René-Lévesque dit vouloir poursuivre ses actions de sensibilisation auprès des élèves. La SQ confirme de son côté prendre très au sérieux les informations entourant l’événement.