Fusion au Kamouraska : le « meilleur scénario » c’est le regroupement, selon la Commission municipale
Publié le 7 août 2025 à 10:35, modifié le 7 août 2025 à 17:46
Par: Megan Maltais
Le dossier de fusion au Kamouraska continue de progresser. La Commission municipale du Québec a publié son rapport à la suite de sa consultation publique. Conclusion? Elle recommande le regroupement.
La Commission municipale du Québec recommande à la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation de donner suite à la demande commune de regroupement des municipalités de La Pocatière, de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et de Saint-Onésime-d’Ixworth.
Parmi les observations de la Commission, la très grande majorité des participants sont favorables au regroupement, soit 89% des opinions reçues. Le 11% restant, soit ceux qui sont contre la démarche, provient exclusivement des citoyens de Saint-Onésime-d’Ixworth.
Réponse attendue
Pour les maires de La Pocatière, de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et de Saint-Onésime-d’Ixworth, c’est exactement la réponse qu’ils désiraient obtenir. Ils sont donc confiants que le projet pourra bientôt se concrétiser.
« C’est très important pour nous, les conseils municipaux, mais aussi la population qui va en sortir avec beaucoup d’avantages », explique le maire de La Pocatière, Vincent Bérubé.
« C’est un gros poids qui est tombé des épaules. Surtout, une grande satisfaisant pour tout le travail qu’on a fait dans les dernières années », ajoute le maire de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Jean-François Pelletier.
Des avantages importants
Malgré les quelques préoccupations, la Commission municipale du Québec recommande le regroupement. Elle précise que le partage de l’expertise des employés municipaux serait avantageux dans un contexte de recrutement de main-d’œuvre qualifiée. Une nouvelle ville regroupée favoriserait donc une rationalisation et une optimisation des ressources humaines, ce qui lui donnerait un meilleur pouvoir d’attraction et de rétention, ce qui l’avantagerait pour planifier et réaliser de nouveaux projets.
La Commission estime également que les ressources financières seraient optimisées et permettrait ainsi une répartition du fardeau fiscal sur un plus grand nombre de contribuables. Avec un regroupement, la complémentarité des trois municipalités permettrait de dynamiser les communautés, de mettre en valeur les territoires et de freiner la perte de citoyens en attirant de jeunes familles, des entreprises et de nouveaux investissements.
Écarter le statu quo
Malgré la contestation significative des quatre résidents de Saint-Onésime-d’Ixworth, il est clair pour la Commission municipale qu’un regroupement propose un avantage non négligeable pour cette municipalité qui est dévitalisée. Les maires des trois municipalités se veulent rassurants, personne ne sera laissé de côté et le bien commun sera au cœur de cette nouvelle ville.
« Saint-Onésime sera le plus avantagé dans cette fusion-là, c’est ce que j’aimerais que tout le monde comprenne. On a besoin de cette fusion là si on veut évoluer, si on veut avoir une perspective d’avenir », précise Cathy Fontaine, mairesse de Saint-Onésime-d’Ixworth
« Tout le monde a intérêt que la nouvelle ville aille bien, du sud au nord et de l’est à l’ouest. Le cœur ne peut pas être fort si les alentours de la ville ne sont pas en santé », mentionne Jean-François Pelletier.
Donc, à la suite de la consultation publique et de ses observations, le meilleur scénario pour les trois municipalités c’est bel et bien de se regrouper et d’écarter le statu quo. Les élus devraient recevoir une réponse officielle dès la rentrée parlementaire en septembre à Québec.