Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

Former de futures infirmières au Témiscouata

Publié le 27 mars 2026 à 13:04, modifié le 27 mars 2026 à 13:05

Par: Charles Boisvert

Le Campus Témiscouata du Cégep de La Pocatière a lancé cet hiver un nouveau programme de soins infirmiers. Il vise à former des infirmières auxiliaires pour qu’elles deviennent infirmières. Notre équipe a pu assister à un cours.

Les étudiantes prennent place pour leur cours. Après un peu de théorie, c’est l’heure de sortir les microscopes et de débuter la pratique.

« De façon générale, dans le cours d’anatomie et de physiologie humaine, on voit justement l’anatomie, le fonctionnement du corps et la structure du corps en lien avec ce qu’elles vont faire dans la profession d’infirmière », explique Rosalie Beauchamp-Rioux, professeure de biologie.

Sauver l’obstétrique

Les onze étudiantes de la cohorte viennent du Bas-Saint-Laurent. La majorité résident et travaillent au Témiscouata, mais certaines font la route depuis Trois-Pistoles et Saint-Octave-de-Métis.

« Je travaille à l’hôpital de Notre-Dame-du-Lac. Je veux rester à l’hôpital Notre-Dame-du-Lac et mon objectif numéro un est de sauver l’obstétrique à l’hôpital à Notre-Dame. J’aimerais encourager mes consœurs à venir avec moi», indique Camille Landry.

Plusieurs se désole que le département d’obstétrique soit fermé depuis juin 2025.

« J’ai eu la chance, moi d’accoucher à Notre-Dame-du-Lac tout près de chez nous. J’habite à deux minutes de l’hôpital. Je l’ai vécu de voir des mamans nous appeler en panique. Elles sont à veille d’accoucher et là il faut qu’on les transfère à Rivière-du-Loup ou Rimouski », mentionne-t-elle.

« Il y a des besoins importants. Ce n’est pas pour rien que les cégeps répondent aux besoins du marché du travail. Le fait de l’offrir en région, ça permet de répondre au besoin criant d’infirmières en région », explique Édith St-Amand, directrice du Campus Témiscouata du Cégep de La Pocatière.

« Beaucoup d’avancées »

Les étudiantes peuvent profiter d’installations à la fine pointe de la technologie.

« Malgré qu’on est un petit cégep, on a beaucoup d’avancées qui nous permettent d’apprendre, on a un microscope, la dernière fois, on a disséqué un rat », indique Camille Landry.

« Même le laboratoire au complet est neuf. Ça a été fait pour nous », ajoute Marie-Andrée Chenel, également étudiante.

« On a une classe où on fait la simulation d’une chambre d’hôpital avec des lits d’hôpitaux », précise Édith St-Amand.

Travailler en même temps

Le programme est appréciée pour le moment.

« C’est condensé sur trois jours, donc on peut travailler en même temps. Et moi, j’ai des enfants, donc c’est sûr que ça aide aussi que ça ne soit pas à temps plein », explique Maryska Roy, étudiante native de Trois-Pistoles.

« Ça va aider à ce qu’on puisse garder un lien avec le travail », mentionne Patricia Caron, qui travaille au Centre d’hébergement de Saint-Louis-du-Ha! Ha!.

« C’est sûr que j’aurais plus d’opportunité d’emploi. Il y a plus de beaux postes à avoir. Plus de connaissances, plus d’autonomie », indique Marie-Andrée Chenel.

Si tout se passe bien, ces onze nouvelles infirmières pourront prêter main-forte au réseau de la santé dès 2029. La plupart comptent rester dans la région.