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Faible taux de chômage et pénurie de main-d’oeuvre

Publié le 20 février 2019 à 16:15, modifié le 20 février 2019 à 18:15

Par: CIMTCHAU

La région d’Edmundston peut se vanter d’avoir un des plus bas taux de chômage au Canada atlantique. Seulement 4,1% des gens sont sans emploi. Toutefois, cette situation apporte son lot d’inconvénients en accentuant la pénurie de main-d’œuvre.

D’ici 10 ans, près de 3000 travailleurs prendront leur retraite au Madawaska. Pour cette même période, 2000 élèves seront en mesure d’accéder au marché du travail. «Ça c’est si ont les retient tous et toutes, précise le maire d’Edmundston Cyrille Simard. Il y a un manque à gagner d’environ 1000 personnes localement sans tenir compte de la volonté des entreprises de se développer.»

Les initiatives pour retenir les jeunes sont donc insuffisantes, surtout que la pénurie de main-d’œuvre affecte déjà la région. «Plusieurs commerces qui diminuent leurs heures d’ouverture, des commerces de vente au détail qui ont peut-être des comptoirs spécialisés qui sont moins ouverts. Des magasins qui ferment carrément en plein milieu de la semaine», affirme le directeur de la Chambre de commerce de la région d’Edmundston, Alexandre Levasseur.

Toute la communauté doit se mettre à la rechercher de solutions. Différentes possibilités peuvent être envisagées selon l’économiste Marie-Frédérique Ouellet. «Aller chercher une plus grande partie de la population active en retardant les départs à la retraite ou en augmentant la quantité de jeunes étudiants sur le marché du travail.»

«Il faudrait engager un dialogue avec les entrepreneurs. Peut-être que c’est gens-là pourront offrir à ces gens-là qui sont à la retraite des modalités de travail qui leur conviennent et c’est peut-être des gens, qui pourraient, d’une certaine façon de revenir», propose M. Levasseur

L’importance de l’immigration

Il ne s’agit là que d’une solution partielle, le maire croit que l’immigration doit être envisagée pour pallier à ce manque de main d’œuvre. «La question qui se pose c’est est-ce qu’on veut plus de gens actifs dans le marché du travail au Nouveau-Brunswick, ou on veut moins de chômeurs.»

Le maire préconise visiblement la première option et croit que la région doit augmenter son potentiel attractif. «Si on a pas de transport en commun ça les rend vulnérable. Le logement c’est une autre problématique. Les familles qui peuvent arriver ici avec deux trois enfants parfois, ça peut être un défi», assure-t-il.

Les entreprises auront également à s’adapter pour bien accueillir les travailleurs étrangers.