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Élections fédérales: les demandes des municipalités connues

Publié le 11 septembre 2019 à 18:00, modifié le 12 septembre 2019 à 10:26

Par: Etienne Malouin

C’est officiellement aujourd’hui que fût déclenchée la campagne électorale fédérale. Les élus municipaux de la région formulent clairement leurs demandes et attentes en vue du scrutin du 21 octobre prochain.

Alors que le pays vient d’être plongé dans une campagne électorale qui s’échelonnera sur 40 jours, les élus de la Gaspésie veulent s’assurer d’être entendus par les différents partis, mais surtout ne pas être oubliés au profit des grands centres.

Un des enjeux importants est l’emploi. Alors qu’une pénurie se fait sentir à l’échelle de la province, le maire de New Richmond Éric Dubé souhaite attirer, mais surtout maintenir des emplois gouvernementaux dans la région, ce qui n’a pas toujours été le cas.

« Il faut se rappeler un exemple pour ici New Richmond, lorsqu’on a perdu le bureau de service Canada qui est parti à Thetford Mines. C’est près de 60 emplois, bons emplois qu’on a perdus dans la Baie des Chaleurs », mentionne Éric Dubé.

Sur le paln financier, le maire de Carleton-sur-Mer Mathieu Lapointe a exposé le souhait du retour d’un crédit d’impôt pour les citoyens des régions éloignées. Car selon lui, les habitants de ces secteurs vivent avec des particularités propres à la région.

« Ça l’a déjà existé. Il faut savoir que pour l’ensemble des Gaspésiens il y a des frais supplémentaires qui s’ajoutent notamment lorsque les jeunes vont aux études à l’extérieur. Entre autres aussi pour avoir accès aux services de santé il faut se déplacer à l’extérieur »

Finalement sur le plan des infrastructures, le maire de Gaspé revient à la charge avec le dossier de phare de Cap-des-Rosiers. Un projet qui est au cœur des discussions électorales depuis très longtemps. Une situation qui selon Daniel Côté ne traine pas en raison de l’inaction des élus, mais bien de celle des fonctionnaires.

« Un mandat de député ça dure juste 4 ans, mais un mandat de fonctionnaire ça peut durer 40 ans. Souvent les fonctionnaires ont un gros mot à dire. Ce n’est pas pour rien que malgré les volontés de tout le monde, malgré les engagements politiques qu’il y a à toutes les campagnes électorales, que l’on aboutit jamais à un résultat concret, c’est un peu à cause de ça », explique Daniel Côté.

Les préfets de la région comptent bien se faire entendre durant cette campagne. Ils souhaitent avoir leur mot à dire d’ici le scrutin du 21 octobre prochain. Mais les élus sont catégoriques, le véritable travail débutera le 22 octobre au matin.