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Des chasseurs de chevreuils souhaitent sa réouverture au nord du Nouveau-Brunswick

Publié le 8 août 2025 à 17:10, modifié le 8 août 2025 à 17:10

Par: Alex Delcourt

Certains chasseurs souhaitent la réouverture de la chasse au chevreuil dans le Restigouche, la région Chaleur et la Péninsule acadienne. Elle y est interdite depuis maintenant plus de trente ans…

La chasse avait été interdite dans ces zones en raison de la faible densité de chevreuils au nord de la province. Les chasseurs, eux, croient que la solution pour faire remonter leur population est, justement, par la chasse.

De plus en plus de chasseurs militent pour le retour de la chasse au chevreuil au nord du Nouveau-Brunswick. Plus précisément dans les zones 4, 5 et 9. Elle y est interdite depuis 1993. Selon le président d’un organisme qui représente les chasseurs de chevreuil, relancer cette activité pourrait être favorable à la population du cervidé.

« On peut contrôler le ratio des sexes. On a un impact sur la durée du rut. Quand les femelles peuvent être accouplées. C’est vraiment important. Ça donne aussi beaucoup de données pour savoir s’il y a quelque chose dans la population. S’il y a quelque chose qui va bien ou qui va mal. » – Sylvain Caron, président de l’Association du chevreuil du Nouveau-Brunswick

Selon un chasseur propriétaire d’un lot privé dans la zone 5, donc dans les alentours de Bathurst, l’ouverture de la chasse au chevreuil aurait également comme effet de faire croître le nombre de chevreuils. Selon lui, l’idée de pouvoir chasser cette espèce encouragerait lui, et les autres propriétaires de terres, à aménager le terrain pour qu’il soit favorable à la prolifération du cervidé.

« Pour moi, faire de l’aménagement forestier pour me créer une qualité de chasse qui est inexistante parce qu’elle est illégale. Je ne peux pas la pratiquer. Je manque cet incitatif-là. » – Paul Arseneau, chasseur de chevreuil dans la Zone 5

Selon Paul Arseneau, le chevreuil peut réagir rapidement à un changement d’environnement favorable, et donc sa population pourrait augmenter relativement rapidement. Mais pour lui, ce n’est pas juste une question de chasse. C’est aussi une histoire de famille.

« J’ai vécu une de mes premières récoltes de chevreuil à la chasse. C’était le dernier chevreuil récolté par mon grand-père avec mes deux frères et mon père dans la zone 5 justement. Puis, c’est marqué. C’est indélébile dans ma mémoire. (…) J’ai un petit-fils, j’ai une petite-fille. Je me dis, ça serait donc plaisant de répéter l’exploit. » – Paul Arseneau, chasseur de chevreuil dans la Zone 5

Quant à l’Association du chevreuil du Nouveau-Brunswick, elle affirme être toujours en contact avec la province dans l’espoir d’une réouverture. L’objectif étant d’avoir environ deux semaines de chasse par année.