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Crabe des neiges : diminution de 24 % du stock au sud du Golfe

Publié le 20 février 2025 à 16:39, modifié le 20 février 2025 à 16:48

Par: Félix Côté

Les crabiers devront jongler avec difficultés durant la prochaine saison. Les quotas seront à la baisse, le marché n’est pas à son meilleur et des menaces de tarifs planent.

La quantité de crabes des neiges dans la zone 12 est en baisse selon le ministère des Pêches. On recense 15 000 tonnes de moins que l’an dernier. Une baisse de 24 % des stocks qui était plus ou moins attendue par les crabiers.

« Il y a deux ans on a peut-être surévalué. Donc, cette année il faut faire la correction et corriger rapidement pour ne pas nuire à l’État du stock. Le marché a beaucoup d’impact aussi. On vient de passer deux heures avec un très bon quota, mais avec l’effondrement du marché ce n’était pas mieux », évalue le président de l’Association des crabiers gaspésiens, Daniel Desbois.

Présentement, plusieurs crabes se battent pour la nourriture et la reproduction, selon Daniel Desbois. Cela fait partie du cycle de reproduction. Il est convaincu que la croissance reviendra dans un an ou deux.

« On n’a pas vraiment d’inquiétude pour l’avenir. C’est un cycle de huit à 10 ans. 4-5 qui augmente, 4-5 qui baisse. Ce n’est pas amusant, mais ce n’est pas la première fois qu’on voit ça », explique M. Desbois.

Cette baisse importante aura tout de même une influence sur l’effort de pêche. Le ministère des Pêches recommande une baisse des quotas de plus de 7000 tonnes de crabe des neiges dans la zone 12. Une réduction de 33 %.

« On s’attendait à une baisse, mais pas aussi importante. On prévoyait entre 20 et 25 pour cent, mais 33 c’est plus sévère qu’on pensait. Ça fait déjà plusieurs années que c’est l’industrie qui décide et c’est aussi la recommandation », accepte le pêcheur.

Cette situation est difficile pour les crabiers en temps normal et la perspective d’une hausse des tarifs douaniers ajoute une couche d’incertitude.

« Le marché du crabe semblait se placer, mais il n’y a personne qui peut absorber 25 % de tarifs. Ça fait mal, ça fait mal partout, aux pêcheurs, à l’usine, les travailleurs d’usine qui auront moins de semaines de travail », présente le représentant des crabiers.

Au final, il faudra voir quelles seront les conséquences sur le consommateur…qui pourrait devoir payer plus cher pour avoir du crabe dans son assiette.