Couverture cellulaire : un projet de loi chemine à Ottawa
Publié le 7 mai 2026 à 16:12, modifié le 7 mai 2026 à 16:15
Le réseau cellulaire demeure encore déficient à plusieurs endroits. Au nord-ouest du Nouveau-Brunswick, des élus et des citoyens réclament des investissements depuis plusieurs années. Un projet de loi chemine à Ottawa, pour améliorer la situation.
Il n’est pas toujours simple de capter le signal cellulaire en région. C’est le cas sur la route 17 ou sur plusieurs kilomètres de la route 120.
« Je trouve la couverture cellulaire pourrie. Ça coupe partout. On peut parler avec des astronautes qui ont 250 milles milles d’ici, mais en même temps on ne peut pas avoir un cellulaire qui va pogner juste dans le bout de Saint-Léonard », lance un citoyen.
« Entre Campbelton et ici, il n’y a rien. Il y a beaucoup d’endroits qu’il n’y a rien », indique une dame.
« Dans le coin de St-Hilaire au Nouveau-Brunswick, ça ne pogne pas fort. Dans le Lac Unique, zéro », mentionne une citoyenne.
C’est pourquoi la députée libérale de Compton Stanstead Marianne Dandurand a présenté cette semaine un projet de loi pour améliorer la connectivité cellulaire. Il est appuyé par le député de Madawaska-Restigouche, Guillaume Deschênes-Thériault.
« Ça a des impacts réels sur la vie des gens. C’est aussi un enjeu que j’entends souvent parler », explique-t-il.
« Le projet de loi avance rondement, d’autant qu’on a l’appui de l’opposition. Ce sont des changements qui sont très ciblés », ajoute Marianne Dandurand, députée de Compton Stanstead.
L’initiative vise à renforcer la collecte de donnés sur la connectivité cellulaire. Les services de télécommunication estiment que 97% du territoire canadien est desservi.
« On trouve ce chiffre là quand même assez élevé, donc on va demander au CRTC de faire un examen indépendant », révèle Guillaume Deschênes-Thériault.
Le caucus rural libéral demande également de réviser la politique canadienne du spectre dans les 18 prochains mois pour prioriser les régions mal desservies.
« C’est certain qu’adopté ce projet-là ça ne va pas tout changer demain matin, mais lorsqu’il y aura des nouveaux investissements on va donner la priorité aux régions qui sont mal desservi », mentionne le député de Madawaska-Restigouche
En septembre dernier, la province avait annoncé la construction de 10 nouvelles tours cellulaires, dont une à Riceville et une à Saint-Quentin. Les travaux devraient être terminés au milieu de l’année 2027.