Collecte des ordures : le retour aux 2 semaines réclamé dans Charlevoix-Est
Publié le 25 juin 2026 à 16:57, modifié le 25 juin 2026 à 17:13
La collecte des ordures aux trois semaines crée de la frustration chez des citoyens de Charlevoix-Est. Une pétition circule actuellement pour demander le retour du ramassage des bacs verts toutes les deux semaines durant l’été. Mais la MRC n’a pas l’intention de revenir en arrière.
Odeurs nauséabondes et débordements caractérisent plusieurs bacs verts dans la MRC de Charlevoix-Est. Des résidents en ont assez.
« Quand le soleil plombe fort sur les vidanges, il y a des bonnes odeurs. Il y a des fois que tu rencontres des rats sur le bord de la poubelle, des ratons laveurs, puis nous autres dans notre secteur, des secteurs boisés, on a les ours qui viennent », témoigne James Collins, instigateur de la pétition.
Faute d’espace, des citoyens vont même déposer leurs sacs poubelles dans les conteneurs des commerçants.
« Vu que les poubelles retardent d’une semaine, ben on accumule une semaine de vidanges de plus. Ça veut dire que tu as 5 à 10 sacs de plus », illustre le résident du secteur Saint-Fidèle, à La Malbaie.
La collecte des matières compostables est en place depuis 2023 dans la MRC et vise principalement à réduire les déchets.
Le préfet de la MRC de Charlevoix-Est, Michel Couturier, estime que « normalement, si quelqu’un fait le travail de travailler avec son bac brun, qui lui est récupéré à toutes les semaines, je pense qu’il y a de moins en moins de matière dans le bac vert et avec ça, nous l’objectif c’est d’enfouir le moins possible, de diminuer les coûts et d’avoir un impact environnemental valable ».
Mais cette formule ne fait pas l’affaire de tous. Une pétition circulant dans plusieurs municipalités a déjà récolté près de 650 signatures, seulement à La Malbaie.
« Vous voulez avoir une ville qui est propre, vous voulez avoir du monde qui vienne pour visiter la ville de La Malbaie, venir dans les commerces, puis quand on passe à côté des vidanges, comme on dit, ça ne sent pas les lilas », déplore James Collins.
Peu importe le nombre de signatures, la MRC compte maintenir le cap sur son fonctionnement actuel.
« C’est quand même (1,1 M$), le ramassage par année de seulement le bac vert aux trois semaines. Alors imaginez-vous si on le fait aux deux semaines, là c’est un impact de 4 ou 500 000 $. Ce n’est pas le moment de reculer », lance Michel Couturier.
La cellule d’enfouissement de déchets de la MRC, située à Clermont, devrait atteindre sa capacité limite en 2031. D’ici là, la MRC devra investir entre 11 et 15 M$ pour ouvrir une deuxième cellule.