Charlevoix veut une vision régionale pour ses sentiers de randonnée
Publié le 26 janvier 2026 à 16:28, modifié le 26 janvier 2026 à 16:28
Les randonneurs sont de plus en plus nombreux à parcourir les sentiers de Charlevoix, ce qui engendre une pression sur la nature et les infrastructures. Une vision régionale semble nécessaire, pour pouvoir mieux gérer ce réseau, qui totalise plus de 700 kilomètres.
Charlevoix est la 2e région du Québec la plus fréquentée pour la randonnée pédestre. Cette affluence impose de nombreux défis aux gestionnaires de sentiers.
Claudia Villeneuve, gestionnaire, développement de la destination chez Tourisme Charlevoix, donne en exemples « l’aménagement des sentiers au niveau de la résilience face aux changements climatiques, la surfréquentation, l’impact que ça peut avoir au niveau des écosystèmes. Souvent c’est des organismes qui sont principalement gérés pis opérés par des bénévoles », souligne-t-elle également.
Tous ces enjeux étaient déjà discutés entre gestionnaires, mais sans vision commune.
« Cette mobilisation-là s’est maintenue d’année en année, mais on en était toujours à faire des listes d’épicerie de problématiques, trouver un peu des solutions à la pièce. On a fini par se rendre compte au fil du temps qu’il manquait peut-être une pièce du puzzle », analyse Justin Verville-Alarie, chargé de projets à Sentiers Québec-Charlevoix, initiateur de la démarche avec Tourisme Charlevoix.
En 2025, les sauvetages en milieu isolé ont plus que triplé dans l’est de la région. Ils mobilisent d’importants moyens. « Ça pourra faire partie des enjeux ou des priorités potentiellement d’actions qui seront ciblées, de mieux harmoniser les plans de sécurité et de sauvetage, ça peut être des pistes qui seront regardées ou analysées », avance Claudia Villeneuve.
165 000 $ sont investis pour aboutir à un plan d’action régional. Il pourrait mener à une mutualisation des ressources, une signalisation uniformisée ou encore des formations communes. Dans le but de mieux servir les touristes, tout comme les résidents.
« C’est avant tout une infrastructure collective, c’est un accès à la nature pour la population. Donc on veut vraiment avoir un équilibre dans la réflexion qu’on va avoir, de voir les sentiers pas juste comme quelque chose qui s’adresse aux visiteurs, mais aussi quelque chose pour la population locale », souligne Justin Verville-Alarie.
La population est justement consultée via un sondage en ligne jusqu’au 15 février. La politique régionale des sentiers pédestres sera dévoilée au printemps.