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Centre de transbordement ferroviaire : un agriculteur reçoit une mise en demeure

Publié le 16 mars 2026 à 15:52, modifié le 16 mars 2026 à 15:55

Par: Annie St-Onge Marchand

On revient sur le projet de centre de transbordement ferroviaire à Grand-Sault. Le propriétaire d’une ferme a déjà exprimé sa vive opposition au projet. Mais voilà que les choses s’enveniment. Il a reçu une mise en demeure du promoteur.

Le dossier du centre de transbordement ferroviaire prend une nouvelle tournure. Mathieu Cyr et sa famille ont reçu une mise en demeure de la part du promoteur Gagnon Construction. La compagnie l’accuse de diffamation. Il aurait tenu à plusieurs reprises des propos négatifs et préjudiciables envers le promoteur Miguel Gagnon et ses entreprises. Ces commentaires seraient susceptibles de nuire à sa réputation et à ses activités commerciales.

« On a le droit de s’exprimer, et on a le droit de parler et de dire ce qu’on a à dire dans nos propres mots », souligne Mathieu Cyr, résident de Saint-André.

Gagnon Construction lui demande de cesser tout commentaire diffamatoire, négatif ou préjudiciable envers le promoteur, de ne pas harceler, menacer ou importuner M. Gagnon ou ses employés. On lui demande également de ne pas pénétrer sur les propriétés de Gagnon Construction, de retirer ses animaux et tout ce qui lui appartient sur un terrain de la compagnie au plus tard le 15 avril.

« Moi je sais que le 15 avril ça ne sera pas ôté de là. On ne peut pas ôter ça de là même si on voulait parce qu’il y a de l’ensilage là-dedans », explique-t-il.

S’il ne respecte pas ses conditions, l’entreprise entreprendra des procédures judiciaires.

« Il va bien en prendre. La peur, je ne te dirai pas que j’ai peur parce que je n’ai pas peur de personne, moi. »

Mathieu Cyr et sa famille ont dénoncé à plusieurs reprises l’implantation d’un centre de transbordement ferroviaire tout près de leur ferme.

« Nos terres qu’on avait là, c’était des terres agricoles. Avec ce qu’ils font là à côté de nous autres. Ça a tout changé », mentionne M.Cyr.

Les travaux de dynamitage auraient eu d’importants impacts sur ces chevaux. Quelques-uns seraient décédés et des juments auraient perdu leur poulain en raison du stress créé par ces détonations.

« Les animaux qu’on a dans le clos ça a une vie pareille comme nous autres. L’été passé, on n’a pas eu un petit poulain après les juments et j’élève une quinzaine de poulains par année. Les juments ont avorté. Ce n’est pas humain, ce n’est juste pas humain. »

Le promoteur nie toute responsabilité quant au dommage et à la mort des animaux. Il a refusé notre demande d’entrevue.