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Caribous en captivité : la garde confiée au Zoo de Saint-Félicien

Publié le 10 avril 2026 à 15:33, modifié le 10 avril 2026 à 15:33

Par: Jean-Baptiste Leveque

Ce n’est plus la Sépaq qui prendra soin des caribous en captivité dans Charlevoix et en Gaspésie. Québec en confie la garde à l’équipe du Zoo de Saint-Félicien, dont l’expertise est établie depuis plus de soixante ans. Un contrat d’un an a été signé pour près d’un million de dollars.

L’un des parcs animaliers les plus populaires au Québec, le Zoo de Saint-Félicien, vient d’obtenir un premier contrat majeur à l’externe : veiller sur les deux hardes de caribous mises en enclos.

« Nous, notre fonction, c’est vraiment de fournir les gardiens animaliers qui ont de l’expérience pour nourrir les animaux, pour l’observation, pour l’entretien, la vérification des contentions. Et puis ces gardiens-là suivent les protocoles qui sont fournis par le ministère (de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs) », explique Joanie Boudreault, directrice générale adjointe soins animaliers et opérations du Zoo de Saint-Félicien.

Rares sont les organismes au Québec qui sont spécialisés dans la gestion de cervidés. Saint-Félicien le fait depuis 1965.

« On a l’expertise de notre vétérinaire qui est ici depuis plusieurs années, qui est capable aussi de donner des bons conseils sur certains problèmes, comment nous, on a pu gérer ces problèmes-là aussi. Ça fait qu’on a toute cette expertise-là derrière nous », assure Mme Boudreault.

Depuis la mise en enclos des caribous en 2021 (Gaspésie) et 2022 (Charlevoix), c’est la Sépaq qui avait le mandat de leur garde. Mais la société d’État voulait recentrer ses activités.

Joanie Boudreault précise que ce « qui était très important, ce n’était pas de changer non plus les gardiens animaliers de caribous qui avaient déjà de l’expérience. Ça fait que nous, on a cherché à engager les gardiens qui perdaient leur emploi au niveau de la Sépaq pour avoir leur expérience côté caribous enclos. »

Les caribous du zoo sont en semi-liberté et en contact avec les visiteurs. On doit s’occuper différemment des hardes de Charlevoix et de la Gaspésie, destinées à une réhabilitation en nature.

« C’est vraiment des caribous qu’on essaie de garder le plus sauvage possible. Il y a une différence au niveau de la façon d’agir avec eux ou d’intervenir ou de les nourrir, mais en tant que base, les besoins des caribous, on va les combler de la même façon », indique la directrice générale adjointe.

Le gouvernement du Québec ne donne aucun signe d’avancée dans le rétablissement du caribou. Le contrat pourrait donc très bien être prolongé au-delà d’un an.