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Caplan et Paspébiac en mauvaise posture dans un palmarès des déversements d’eaux usées

Publié le 28 octobre 2021 à 17:41, modifié le 29 octobre 2021 à 12:05

Par: Emmanuel Renaud

La Fondation Rivières a dévoilé hier son palmarès 2020 des déversements d’eaux usées au Québec. Plusieurs municipalités de la Gaspésie, dont Caplan et Paspébiac, ne font pas bonne figure dans ce classement.

La province de Québec a enregistré près de 53 000 déversements d’eaux usées en 2020.

« On parle de débordement quand il y a eu trop d’eau dans le réseau en même temps et qu’il faut évacuer l’eau pour que ça ne vienne pas détruire ou briser les installations », explique le directeur général de la Fondation Rivières, André Bélanger.

L’organisme a utilisé comme méthode de calcul un indice d’intensité qui comprend la taille de l’ouvrage et la durée des déversements.

« Si je veux être capable de comparer Montréal et Longueuil ou Caplan et Bonaventure, il faut que j’aille un indicateur qui me permet de comparer les deux. Il faut tenir compte de l’intensité par habitant, c’est pour ça qu’on a construit ce palmarès autour de cet indicateur-là », assure monsieur Bélanger.

Parmi les villes de moins de 10 000 habitants, trois municipalités gaspésiennes se retrouvent dans le top 10 des pires résultats provinciaux.

Avec 72 déversements en 2020, Caplan est deuxième tout juste derrière la municipalité de Saint-Tite en Mauricie.

Marsoui occupe le troisième rang avec 285 déversements et Paspébiac se retrouve en huitième position avec 165. Cette problématique est connue depuis longtemps par la municipalité de Caplan.

« Les déversements sont reliés à des déversements ou à de l’eau de pluie en raison de la fonte des neiges, ce qui fait que notre système primaire est inadéquat. Ce n’est pas lui qui va créer les déversements, le prochain système qu’on aura avec le projet qu’on est en train de mettre en place avec le ministère des Affaires municipales va nous permettre de régler tous les problèmes et éviter les déversements dans la baie des Chaleurs », témoigne la mairesse de Caplan, Lise Castilloux.

La municipalité de Caplan a reçu une note de E pour la qualité des mesures en 2020.

« C’est parce qu’on n’a pas d’unités de mesure adéquates, on l’a sur le système de pompage, mais pas sur le système principal », explique madame Castilloux.

« Ce que ça nous indique tristement pour Caplan, c’est que s’il avait des enregistreurs partout, probablement que la situation serait pire encore », affirme André Bélanger.

Du côté de Paspébiac qui termine au huitième rang, la situation est aussi connue depuis un bon moment.

« Les causes qui expliquent ça, c’est tout simplement parce qu’il y a beaucoup de gens à Paspébiac que leurs eaux de pluie sont connectées directement avec les égouts. Ça fait un volume d’eau important à traiter », assure la maire de Paspébiac, Régent Bastien.

Il aimerait que sa ville s’améliore dans ce classement.

« C’est sûr qu’il faudrait essayer de limiter ou de ne pas en avoir du tout. C’est là-dessus que la ville continue à travailler », avoue monsieur Bastien.

Selon la Fondation Rivières, la solution la plus couteuse passe par la mise à niveau des infrastructures tandis que la plus économique est de réduire la quantité d’eau pluviale qui se rend dans les égouts lors d’averses.