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Canicule : les champs sont en mode survie

Publié le 13 août 2025 à 17:01, modifié le 13 août 2025 à 17:01

Par: Félix Côté

Les températures des derniers jours et des dernières nuits sont problématiques pour les agriculteurs de la région. Selon les producteurs il s’agit d’une vraie sécheresse et il n’y a plus d’eau jusqu’à 2 pieds de profondeur.

Aucun vent, aucune pluie, que de la chaleur et du soleil. On parle d’un calvaire pour toutes les cultures que ce soit, la fraise, la patate ou encore le maïs. Par exemple le champ derrière moi ici à Bonaventure, ne pas reçu de pluie depuis trois semaines.

Dans ce champ de patate, l’intérieur de la terre atteint 35 degrés Celsius. Les pousses suffoquent actuellement et les agriculteurs craignent de ne pas obtenir le rendement espéré. Cette canicule est pire que celle de l’an dernier.

« Cette année, on a eu un bon début de saison au printemps, beaucoup d’eau. Mais depuis fin juin c’est une panne sèche jumelée aux chaleurs et au vent ça fait son effet », démontre le co-propriétaire de la ferme Patasol, Jean-François Caron.

À cette période de l’année les patates sont supposées avoir les conditions parfaites pour prendre de la croissance, mais selon le copropriétaire de chez parasol actuellement on se demande si elles réussiront à atteindre une taille raisonnable pour la vente.

« En haut de 30°, comme depuis une semaine, c’est plus que mode survie, le plan commence à dépérir. Il y a des dommages oxydatifs dans les feuilles et le feuillage à mourir et dépérir. Et ensuite c’est irréversible. Il n’y a rien à faire », déplore le producteur de patate.

Les plantations ont généralement des besoins différents, mais actuellement, aucune production ne peut grandir avec aussi peu d’eau.  Même le grain et le maïs sont en stagnation depuis près d’un mois.

« C’est la première fois que je vois ça. Ça fait une quinzaine d’années que j’en fais et c’est la première fois que je vois le maïs, stressé comme ça. La terre est sèche sur presque 2 pieds. Il n’y a pas d’eau, la nappe phréatique et les puits. Je ne sais pas à quoi elle ressemble, mais sérieusement on manque d’eau vraiment », explique le président UPA Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Sylvain Arbour.

Malgré tout le travail et l’innovation faits pour améliorer la productivité et le rendement des sols, les entreprises agricoles sont à la merci de dame Nature. Lorsque le travail est fait, on ne peut que se croiser les doigts.

« On travaille beaucoup sur la santé des sols et ça nous aide. Mais tout seul ça nous aide à garder un seuls frais et l’air circule mieux l’eau aussi. Donc on essaie de mettre toutes les chances de notre côté, mais ensuite on espère que la nature collabore », mentionne M. Caron.

Malheureusement, comme certains plans comme celui-ci et certains champs, la saison est terminée. Les agriculteurs pourront récolter ce qu’ils peuvent, mais le reste est irrécupérable.