Bénévolat : manque de ressource observée sur le territoire
Publié le 6 août 2025 à 15:10, modifié le 6 août 2025 à 15:10
Par: Louis-Philippe Morin
Des organismes régionaux observent une baisse marquée du bénévolat sur le territoire. Le phénomène n’est pas nouveau, mais devant un recrutement plus difficile, des services pourraient écoper.
Les organismes communautaires dépendent de l’engagement bénévole pour mettre sur pied des programmes, les maintenir et les améliorer. Sauf que, dernièrement, dans les Centres d’action bénévole de la région, on remarque une tendance à la baisse de cette main-d’œuvre.
« Comme on couvre un grand territoire, ça veut dire que ce n’est pas parce que beaucoup de bénévoles à un endroit qu’on n’en manque pas ailleurs. », lance Benoît Drapeau, responsable du bénévolat au Centre d’action bénévole, Saint-Siméon-Port-Daniel.
La ressource n’est pas complètement épuisée… Mais, plusieurs facteurs peuvent expliquer la diminution observée, notamment des déménagements ou des changements socio-économiques…
« On se dit que, souvent, il y a des aînés… avec le coût de la vie, il y a des retraités qui doivent retourner sur le marché du travail… On a perdu des gens de ce côté-là. Il y a aussi le fait qu’on est en pénurie de place en garderie. Les grands-parents doivent combler l’absence de place en service de garde. », nous dit, quant à elle, Nancy Valois, directrice du CAB Saint-Alphonse-Nouvelle.
Ces jours-ci, il y a des postes à combler un peu partout. On espère que le téléphone sonne et que tous les besoins seront comblés… Mais, on ne se fie pas qu’à ça.
« On a commencé à faire quelques kiosques à des endroits stratégiques : on a été à la ferme Bourdages à Saint Siméon. On a été au IGA de Paspébiac, on s’en va bientôt dans les pharmacies et dans d’autres endroits où on peut rencontrer, ou aller directement à la rencontre des gens. », explique monsieur Drapeau.
Le problème du manque de bras, c’est que certains services pourraient être plus difficiles à mettre en place… voire même être laissé de côté, le temps de trouver ce qu’il faut de bénévoles pour le réactiver.
« En ce moment, on a une grosse préoccupation. On a mis en place une cantine pour tous. On a cinq écoles primaires qu’on va desservir pour les petits plats. Donc… Sur notre territoire… On va avoir besoin de plus de bénévoles pour tout ce qui est de l’organisation de ce service-là. », dénote madame Valois.
« Si on prend l’exemple la popotte roulante. On l’a depuis des années et des années… Mais s’il y a un secteur où on a plus suffisamment de bénévoles pour le faire, malheureusement, on ne pourra plus donner le service. », se désole monsieur Drapeau.
Les organismes communautaires rappellent que chaque acte de bénévolat, petit ou grand, aide la communauté.
« Le bénévolat, ce n’est pas de s’engager à temps plein. Ça peut être ponctuel : une heure par mois… Ça peut être une heure aux six mois. On ne compte pas le temps qui est donné par les gens. », termine Nancy Valois.