Avenir des petites écoles : vive opposition au nord-ouest du Nouveau-Brunswick
Publié le 25 mars 2026 à 16:34, modifié le 25 mars 2026 à 16:46
Le gouvernement du Nouveau-Brunswick étudie toujours la possibilité de fermer les écoles de moins de cent élèves. Deux se trouvent au nord-ouest de la province : une à Saint-Joseph-de-Madawaska et l’autre à Saint-François-de-Madawaska. La communauté s’oppose vivement à ces fermetures.
Des dizaines d’élèves pourraient devoir changer d’école, ce qui affecterait les communautés touchées.
« L’école de Saint-François est le cœur de notre Haut-Madawaska », juge Réginald Nadeau, président de la Chambre de Commerce du Haut-Madawaska.
« Ça fait des années qu’on le dit, l’école c’est ça qui fait que ça rassemble le monde », lance Jacob Morneault, copropriétaire du BMR/Marché Bonichoix Saint-François.
« On ne veut pas se laisser faire. L’école est très importante. Je pense que c’est le cœur de la communauté à Saint-Joseph », déclare Josée Lévesque, représentante du district rural du Nord-Ouest.
« C’est très très très inquiétant. C’est une des meilleures écoles qui a dans la région », affirme une mère.
Ces fermetures pourraient aussi avoir des impacts économiques importants. Surtout à Saint-François-de-Madawaska qui compte plusieurs usines.
« Les usines qui sont ici c’est ça qui amènent les parents ici pour que les enfants aillent à l’école. Ça ne serait pas une bonne idée s’il fermait ça » mentionne un citoyen.
« Si on veut attirer des travailleurs pour nos entreprises et qu’il n’y a pas d’école dans le coin, c’est un frein énorme », avoue M. Nadeau.
À Saint-Joseph-de-Madawaska, la communauté craint de perdre la qualité d’enseignement de l’École communautaire si elle devait fermer.
« Il a des difficultés d’apprentissage. Ils sont là pour lui. Il est beaucoup supporté », souligne une maman.
« On est une très bonne qualité d’enseignants aussi. Je pense qu’on est gâté là-dessus », ajoute Mme Lévesque.
La ministre de l’Éducation veut rassurer la population.
« On est là pour écouter. On est là pour travailler avec vous. On ne va pas prendre des décisions sans que la majorité des gens soient en accord », soutient Claire Johnson, ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick.
Selon la Politique 409 du ministère, la fermeture d’une école ne peut être envisagée qu’à la suite d’une étude de viabilité. Ce processus doit être mené par le Conseil d’éducation. La population est toujours consultée. Aucune étude de ce genre n’est prévue.
« Que le CED nous dit juste qu’ils ne font aucune étude de viabilité, il va falloir qu’il justifie leur choix avec nous », fait savoir Mme Johnson.
L’école communautaire Ernest-Lang avait été soumise à une étude de viabilité en 2015. La communauté s’était mobilisée et l’école était finalement restée ouverte.