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Animaux refusés dans les logements: une femme de la Baie-des-Chaleurs doit vivre dans sa voiture 

Publié le 1 avril 2026 à 14:26, modifié le 1 avril 2026 à 14:26

Par: Patrick Giguère

Une femme dans la cinquantaine, originaire de la Baie-des-Chaleurs, est contrainte d’habiter dans sa voiture, faute de trouver un logement convenable acceptant les animaux. Elle n’est pas la seule à faire face à cette difficulté : de nombreux locataires se heurtent aux restrictions imposées par certains propriétaires.

Un phénomène qui n’est cependant pas nouveau

Un refuge pour animaux espère qu’une décision récente du Tribunal administratif du logement qui permet à un locataire de conserver son chien miniature dans son appartement fasse jurisprudence.

« Bonsoir tout le monde. Je suis officiellement itinérante », lance Marie-Josée dans une vidéo à bord de son véhicule.

Cette femme de la Baie-des-Chaleurs doit recommencer à zéro après avoir traversé des moments difficiles…

Avec un chien et un chat, elle peine à trouver un propriétaire prêt à lui louer un logement.

Elle s’est résignée à vivre dans sa voiture pour le moment.

« J’ai besoin d’un logement s’il vous plait. Aidez-moi. Ok. J’ai gaspillé mon argent dans des hébergements, parce que je ne peux pas toujours dormir dans mon auto », dit-elle.

« Les gens ont de la difficulté à se départir de leurs animaux. Des fois, ils sont seuls et c’est leur seule compagnie », indique la vice-présidente de OAA Espoir Câlin MRC Rocher-Percé, Cynthia Legruiec.

Une simple recherche dans les groupes de logements sur les réseaux sociaux permet de constater que la majorité des annonces refusent les animaux. Chez OAA Espoir Câlin, on observe régulièrement les conséquences.

« Ils reviennent au refuge parce qu’aucun propriétaire n’accepte la présence d’animaux dans les logements, même lorsqu’ils sont stérilisés. »

Dave St-Pierre, propriétaire et gestionnaire de 90 logements dans la Baie-des-Chaleurs, confirme que les chiens sont très rarement acceptés.

« Moi, je ne veux pas imposer à mes locataires d’utiliser un collier pour empêcher les chiens de japper. On se retrouve dans une situation où, comme propriétaire, je n’ai pas de solution. »

Sa décision n’est pas motivée par la crainte de dommages potentiels, mais par le souci du bruit et des excréments près des entrées communes.

« Je ne suis pas capable de gérer un immeuble avec des chiens qui jappent, parce que la locataire dont le chien jappe n’est pas contente, et les voisins non plus », explique le gestionnaire. « Les chats d’extérieur, je ne les accepte pas, parce qu’ils montent sur les véhicules et peuvent causer des dégâts.»

Dans une décision récente, le Tribunal administratif du logement (TAL) a jugé invalide une clause d’un bail interdisant la présence de chiens, la qualifiant de « contraire à la Charte des droits et libertés de la personne » et de « déraisonnable et abusive ».

« J’espère que ça va faire bouger les choses, parce que ça fait des années que des gens se battent pour cette cause-là », souhaite Cynthia.