Horaires de faction : un frein au recrutement des paramédics?
Publié le 6 mars 2020 à 18:03, modifié le 6 mars 2020 à 18:07
Par: CIMTCHAU
Demeurer disponible pendant 7 jours, 24 heures sur 24, sur une période de 14 jours. Les horaires de faction représentent-ils un frein au recrutement des paramédics ?
Les paramédics sont nombreux à demander l’abolition des horaires de faction. Une façon, selon eux, d’assurer une meilleure couverture ambulancière à la population, mais aussi un moyen d’attirer les jeunes diplômés en région.
« Je ne le ferais pas, personnellement », mentionne Élyse Robichaud.
« Moi, je n’aurais aucun problème avec ça », répond Ève Pelletier.
Les deux étudiantes sont finissantes du programme de soins préhospitaliers d’urgence au Cégep de Rivière-du-Loup. Elles ont expérimenté l’horaire 7/14 pendant leur stage.
« J’aimerais moins ça. Je trouvais ça plus difficile, parfois, de concilier ma vie personnelle avec le travail », précise Élyse Robichaud.
« J’ai quand même vraiment aimé ça. C’était beaucoup moins stressant puis contraignant que je le pensais », témoigne sa collègue, Ève Pelletier.
Choisir son employeur
« Est-ce que c’est un déterminant majeur ? Pour l’étudiant, non. Pour les services à la population, la question ne se pose même pas », explique José Roy. Le coordonnateur du programme de soins préhospitaliers d’urgence fait valoir qu’avec la pénurie de main-d’œuvre, ce sont les diplômés qui ont le gros bout du bâton.
« Par contre, un étudiant qui sort du Cégep et qui est friand de travailler, que ce soit du 7/14 ou des horaires à l’heure, il va les prendre si c’est au sein d’une entreprise dans laquelle il veut travailler », nuance-t-il.
Attirer la main-d’œuvre
« Si vous avez le choix, allez-vous prendre un horaire à l’heure ou un horaire 7/14 ? Poser la question, c’est y répondre », est d’avis Claude Ouellet, chef adjoint aux opérations chez Paraxion pour le secteur de Rimouski.
Dans ce contexte, les employeurs doivent redoubler d’efforts pour attirer des paramédics, surtout en région.
« On a beaucoup d’endroits avec des horaires à l’heure. Mais, on a aussi encore des horaires de faction. Est-ce qu’ils vont tous être éliminés ? Je ne crois pas, pas pour l’instant. Donc il faut être assez inventif pour pouvoir recruter et garder nos gens, en leur offrant un environnement de qualité et des avantages », ajoute le paramédic.
Un peu plus d’une trentaine d’étudiants termineront leur formation au mois de mai prochain. Des employeurs de partout au Québec seront prêts à les embaucher.