Déclin du système de santé du Nouveau-Brunswick, confirme un sondage
Publié le 23 juin 2026 à 16:57, modifié le 23 juin 2026 à 16:57
Par: Élyse Riverin
Un nouveau sondage sur le système de santé au Nouveau-Brunswick souligne le déclin de l’accessibilité aux soins de santé primaires.
Effectivement, des citoyens ont de la difficulté depuis plusieurs années à avoir un rendez-vous avec un médecin… malgré l’établissement de différents programmes. Selon le sondage du Conseil de la santé, 73% des Néo-Brunswickois ont accès à un fournisseur de soins de santé primaire permanent (FSSPP)… une baisse de 4% depuis 2024. Le vieillissement de la population se fait sentir.
« La pression de ce groupe-là qui augmente sur les services, on le sent. Mais aussi, que du point de vue de fournisseurs de services de santé, ils font face aux mêmes pressions démographiques que tous les secteurs économiques, c’est-à-dire on voit des retraits et des gens qui prennent leur retraite », indique Stéphane Robichaud, le directeur général du Conseil de santé du Nouveau-Brunswick (CSNB).
Ces citoyens sont exaspérés par la situation actuelle.
« Ça réellement pas de bon sens. Moi, je viens juste de sortir de l’hôpital, puis j’ai été obligé, j’ai vu mon médecin puis ça marchait pas. J’ai été à l’urgence, j’ai passé 16 heures, j’ai pas été capable de voir personne. J’ai été obligé de rentrer à Saint-Quentin pour être capable d’être admis. […] Après que j’étais rentré, le service est bon, mais c’est pour rentrer, c’est pas rentrable! »
« J’ai un ami qui a été aux urgences à Campbellton. Et il a attendu 12 heures et il n’a vu personne. Après, il est allé à l’hôpital de Bathurst. Ils l’ont gardé là-bas. Il avait un cancer dans les os de son dos. Il a duré un mois et demi. Il est mort maintenant. Alors, le système médical, j’ai de la misère avec ça présentement. »
D’autres sont plus optimistes, malgré les délais.
« Ça va très bien. En tout cas, moi, personnellement, je suis très bien soignée. J’ai plusieurs spécialistes que je vois pour mes conditions et tout ça. »
« Pour moi, le système de santé, il est correct, mais le seul problème qui fait que souvent, c’est le délai d’attente. »
Le nouveau sondage montre aussi que l’accès et l’expérience des patients varient en fonction des caractéristiques comme l’origine et le revenu. Mais la qualité de l’interaction reste centrale, selon le sondage.
« Les patients veulent passer du temps avec leur fournisseur de soins. Donc, je pense que faut s’assurer qu’on réponde à leur besoin et pas juste une problématique, des fois c’est ça qu’on entend », explique Véronique Landry, professeure en science infirmière à l’Université de Moncton.
« Ce qui va être intéressant, c’est de voir de quelle façon on va amener une amélioration aux mesures qui sont disponible justement, soit au niveau de comprendre les besoins de la clientèle au niveau de chaque région géographique, mieux comprendre les résultats que l’on obtient aussi, parce que notre rapport aujourd’hui parle aussi d’une qualité qui a besoin de s’améliorer, et troisièmement, des ressources », indique M. Robichaud.
Depuis le début juin, 16 recrues en médecine familiale se sont jointes au Réseau de santé Vitalité. Ces nouveaux pratiquants sont attendus dans la région.