Problèmes de santé : une jeune femme de 26 ans laissée à elle-même
Publié le 4 juin 2026 à 16:11, modifié le 4 juin 2026 à 17:06
Par: Megan Maltais
Un appel à la générosité a été lancé pour venir en aide à une jeune femme qui réside à Pohénégamook. Elle est confrontée à plusieurs problèmes de santé depuis novembre dernier et n’est plus en mesure de travailler.
Une campagne de financement a été mis sur pied.
« Je n’ai plus confiance envers le système de santé ici parce qu’on ne m’a pas pris au sérieux. On me renvoyait chez moi », affirme la jeune femme.
À 26 ans, Laurie Sylvain est complètement laissée à elle-même. Celle qui était auparavant en pleine forme a vu sa vie basculer il y a 8 mois.
Après plusieurs visites aux urgences de Pohénégamook et de Notre-Dame-du-Lac, on lui a diagnostiqué une méningite. « Malgré ça, ça ne s’améliorait pas. Je ne mangeais pas, j’ai perdu 20 livres. Je suis retournée à l’hôpital un moment donné et j’ai dit “est-ce qu’il y a un moment où vous pensez m’hospitaliser? Parce que ça ne va pas du tout”. On supposait que j’étais sur les bons traitements, mais on ne m’a pas fait d’autres tests, scans ou peu importe. »
Mais les symptômes persistaient… « Je suis allé souvent, je leur ai dit que j’avais des troubles visuels, je leur ai dit que je n’étais plus capable de marcher sur mon pied. J’avais littéralement une embolie sur mon pied, j’avais une grosse tache rouge. Ils m’ont donné des béquilles et ils m’ont dit que je pouvais partir », explique-t-elle.
Opération à coeur ouvert
On lui a ensuite détecté une endocardite sévère, une bactérie dans le sang et un abcès cérébral. La jeune femme a eu une opération à cœur ouvert pour lui remplacer une valve cardiaque et lui installer un pacemaker. Depuis, elle a fait face à plusieurs complications, dont des pierres aux reins et de l’anémie sévère.
Il y a un peu moins de deux semaines, Laurie a fait une péricardite. « Avec ma péricardite, je suis comme recommencer à zéro. Je ne peux plus forcer… c’est vraiment difficile de me faire à manger, faire mon ménage, etc », explique Laurie, en larmes.
« C’est vraiment fâchant et ça confronte vraiment aussi. J’ai beaucoup de misère à me réapproprier mon corps et à avoir confiance en mon corps. Je ne sors plus vraiment parce que je ne sais pas si je peux perdre connaissance… »
La pression financière s’intensifie
Mais pendant ce temps, les factures continuent de s’accumuler. « Je ne vous cacherai pas que les médicaments, les piqûres, il n’y a pas beaucoup de choses qui sont couvertes par la RAMQ honnêtement. Moi, ça me coûte entre 150 et 400$ par mois depuis le début de médicament », assure la jeune femme.
Laurie n’a plus accès aux prestations de chômage maladie et elle n’est pas admissible à la plupart des services de soutien à domicile puisqu’elle est trop jeune. Sa dernière option, c’est l’aide sociale.
« C’est tellement long. Je trouve qu’il manque tellement de ressource là-dedans. Ça pourrait être si simple, mais c’est tellement de documents [il faut toujours répéter]. Ils se renvoient la balle, c’est vraiment éprouvant. »
Tous les sous amassés grâce à la campagne de financement serviront à couvrir ses besoins mais surtout, à libéré Laurie de ce stress financier et lui permettre de se concentrer sur son rétablissement.
« Je suis fatiguée »
Mais la jeune femme est fatiguée de devoir se battre contre le système. Selon son cardiologue, tous ses problèmes auraient pu être évités si elle avait été hospitalisée dès le premier jour.
« Je comprends qu’on a une population qui est vieillissante, mais il y a des cas comme moi qui passe sous le radar. […] Je pense que tout le monde est fatigué et ça paraît dans le travail, mais juste de l’empathie et de prendre le temps… […] J’ai toujours été résiliente, mais je ne vous cacherai pas que c’est difficile et je suis fatiguée. Je deviens vraiment fatiguée… », conclut-elle.