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Agressions sexuelles : le CALACS de Charlevoix veut rejoindre les femmes immigrantes

Publié le 11 mai 2026 à 15:47, modifié le 11 mai 2026 à 15:47

Par: Jean-Baptiste Leveque

Les femmes immigrantes victimes de violence sexuelle seront maintenant mieux servies dans Charlevoix. Le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) a développé des outils dans plusieurs langues pour qu’elles puissent demander de l’aide sans contrainte.

Charlevoix a connu dans les dernières années un boom de l’immigration. Le CALACS a vite constaté que la langue peut être une barrière pour soutenir les femmes victimes d’agression.

« La vague est arrivée, puis là il y a un constat de voir : il y a des agressions sexuelles, les femmes ne viennent pas nécessairement dans les services. On est un peu méconnu par ces personnes-là, donc on s’est dit : il faut absolument mettre quelque chose en place », relate Sophie Fortier-Mallette, coordonnatrice du CALACS de Charlevoix.

Des pamphlets et des vidéos sont disponibles en anglais, en espagnol et en arabe pour faire connaitre les services de l’organisme, gratuits et confidentiels.

Geneviève Boily, responsable de l’intervention, explique que « le but de l’ensemble des outils, c’est de réduire les craintes le plus possible d’accès à l’aide. Donc par exemple on va voir dans ces capsules : est-ce que mon conjoint va être au courant si je viens vous voir? Est-ce que je suis obligée de porter plainte pour avoir du soutien? La réponse est non », tient-elle tout de suite à préciser.

L’équipe du CALACS se déploie aussi sur le terrain et dans des événements pour rencontrer directement les nouvelles arrivantes. « De face-à-face, faire connaître un visage, ça augmente la confiance aussi qu’elles ont avec les intervenantes. Souvent elles ne savent pas c’est quoi un organisme communautaire. Est-ce qu’on est la police? Est-ce qu’on est un hôpital? On n’est pas ça », poursuit Mme Boily.

Face à la montée du masculinisme et à la banalisation des violences sexuelles, le CALACS ne veut qu’aucune femme devienne une cible vulnérable. « On le fait vraiment pour que les femmes aient les meilleurs services possibles, puis vraiment pour défendre leurs droits. On veut de l’égalité, on veut de l’équité, on veut que les femmes se sentent en sécurité dans notre communauté », soutient Sophie Fortier-Mallette.

Le CALACS de Charlevoix ne compte pas en rester là. L’organisme monte une deuxième phase du projet, qui visera à mieux outiller les intervenantes dans l’aide directe aux victimes issues de l’immigration.