Vers une coopérative d’habitation abordable et écologique à Saint-Urbain
Publié le 7 mai 2026 à 15:24, modifié le 7 mai 2026 à 15:24
La Coopérative d’habitation Charlevoisine a dévoilé son projet de logements abordables au cœur de Saint-Urbain. Les promoteurs proposent un modèle basé sur la mixité sociale, l’entraide et l’écologie. Pour près de 8 M$, on pourrait y loger une cinquantaine de personnes.
Une coopérative d’habitation qui ravive l’esprit de communauté à Saint-Urbain, à prix raisonnable? Le projet, présenté hier soir, a piqué la curiosité des résidents.
« C’est peut-être une solution plus tard, un logement, donc une chose à penser », partage l’un d’eux, Michel Tremblay, intéressé par l’abordabilité du projet.
Un autre résident, Étienne Govare, a été touché par « le principe de base de créer une communauté, qui resserre un peu ce qui se passe dans la municipalité ici ». « J’aime beaucoup », souligne-t-il.
« Il y a de l’engouement, les questions sont là. Je pense que le milieu est prêt à recevoir un milieu comme ça », constate Lisa-Marie Mongrain-Drolet, l’une des cofondatrices de la coopérative.
Une vingtaine de logements de différentes tailles, des espaces communs et du partage de ressources sont proposés par les promoteurs pour encourager la socialisation et l’entraide. « C’est le cœur du projet, que ce soit collectif, mixité sociale, qu’autant les gens qui habitent la coopérative, que les gens du village sentent que ce projet-là fait partie intégrante du milieu de vie », soutient Mme Mongrain-Drolet.
La coopérative veut aussi être exemplaire par son impact environnemental. La réutilisation de matériaux de construction et d’eaux usées serait privilégiée.
« C’est très rare, des projets en milieu rural qui sont capables de lier une construction à la fois écologiquement responsable et abordabilité au niveau des loyers. De joindre ces deux initiatives-là, c’est un point fort de notre projet », croit un autre cofondateur, François Papale.
Si le projet se concrétise, la Municipalité de Saint-Urbain s’engage à céder un terrain sur la rue des Basques, près des développements de minimaisons. Elle a tout intérêt à diversifier son offre de logements.
« Dans le fond, c’est d’offrir une plus large gamme d’habitations disponibles à notre population, à nos citoyens, où est-ce qu’on ne se le cachera pas, avec la hausse du coût de la vie, ça fait en sorte que ça coûte de plus en plus cher », explique le maire de Saint-Urbain, Carl Gilbert.
Les plans de la coopérative devraient être finalisés d’ici le mois d’août. Après, ce sera l’étape cruciale du financement de la construction.