Caplan : la mairesse sollicite l’aide des citoyens pour réduire la vitesse sur la 132
Publié le 5 mai 2026 à 15:38, modifié le 5 mai 2026 à 18:58
Par: Patrick Giguère
À Caplan, la question de la sécurité routière au cœur du village refait surface. La mairesse, Lise Castilloux, souhaite mettre sur pied un comité citoyen afin de faire pression sur Québec pour réduire la limite de vitesse dans un secteur jugé préoccupant.
Les usagers de la route au pied un peu trop pesant ne passent pas inaperçus au cœur de la municipalité.
« Elle devrait être ralentie. Ça passe beaucoup trop vite, il y a des piétons et des vélos » , indique une citoyenne.
« Ça fait à peu près une dizaine d’années qu’on a commencé à regarder le dossier », se souvient la mairesse.
La politicienne réclame une réduction de la limite de vitesse de 20 km/h, souhaitant la faire passer de 70 à 50 km/h dans le secteur entre la rue des Pins et le Manoir Saint-Charles.
Mme Castilloux croit que la mobilisation citoyenne pourrait convaincre les fonctionnaires, après avoir essuyé au moins trois refus dans la dernière décennie.
« Les premières choses qu’on faisait, c’était de transmettre des résolutions au ministère des Transports, mais je pense que c’est plutôt sous l’angle de l’acceptabilité sociale, d’impliquer les gens et de démontrer que le secteur est important pour nous. »
« Ca fait longtemps que ça aurait dû être fait. (…) Ça passe comme des balles des fois», raconte un homme.
« C’est surtout d’avoir aussi des idées de leurs préoccupations parce que nous on estime que le projet de tel façon mais en ayant l’implication citoyenne et une vision encore plus grande du secteur », ajoute Mme Castilloux.
« Je serais certainement en faveur plutôt du côté près de l’école. On sait qu’actuellement il n’y a pas d’indication de restriction de vitesse» , dit un résident de la municipalité.
« Ça vise les gens du centre du village, mais ce sont toutes les personnes qui circulent dans le centre du village qui sont touchées », rappelle Lise Castilloux.
Pour des organismes, il ne fait aucun doute qu’une réduction de la vitesse serait bénéfique pour le déplacement actif.
« Si les gens doivent côtoyer des véhicules qui vont vite et qui sont nombreux. On a des débits qui frôlent les 7 000 véhicules par jour en été, avec beaucoup de camionnage. C’est sûr que les gens ne se sentiront pas à l’aise et ils vont continuer à prendre leur véhicule » , soutient Louis Lalonde, le porte-parole de Vélo Québec.
« Si la municipalité arrive avec les enjeux qu’elle vit et qu’elle s’assoit autour de la table avec le ministère pour trouver des solutions, ce qu’on a constaté, c’est que ça amène plus à des solutions pérennes », indique Sandrine Cabana-Degani, la directrice générale de Piétons Québec.
La municipalité travaille aussi avec une firme pour revoir l’aménagement du secteur.
La mise en place d’obstacles visuels pour inciter les usagers à réduire leur vitesse est étudiée.
« Ce projet-là a été présenté au ministère des Transports et on va voir avec eux c’est quoi l’ouverture pour pouvoir faire un changement au niveau du circuit routier », mentionne la mairesse.
Par écrit, le Ministère des Transports et de la Mobilité durable indique être arrivé à cette conclusion à la suite d’études de sécurité et de relevés de vitesse réalisés en 2021 et en 2024.
Ces analyses démontraient que l’environnement routier était conforme à la limite de vitesse actuellement affichée.
« À ce jour, aucun nouvel élément ne démontre que la situation a changé », indique par courriel une responsable des communications du ministère.
« Je comprends leurs préoccupations, mais nous, on a les nôtres qui nous appartiennent et on les voit au quotidien », précise l’élue.
Les personnes intéressées à intégrer le comité de mobilisation sont invitées à communiquer avec l’hôtel de ville.