La Gaspésie retrouve sa voix au conseil des ministres
Publié le 21 avril 2026 à 16:40, modifié le 21 avril 2026 à 17:00
Par: Pierre-Marie Nicolas
La Gaspésie a désormais sa représentante au sein du cabinet québécois. Catherine Blouin, députée de Bonaventure, a été nommée ministre de la Famille dans le gouvernement de Christine Fréchette.
La nouvelle première ministre avait été claire : elle souhaitait au moins un ministre par région. Sous François Legault, la Gaspésie, tout comme l’Abitibi-Témiscamingue, n’était pas représentée au conseil des ministres. Un angle mort que Christine Fréchette voulait corriger dès la formation de son premier cabinet.
Élue en 2022 et ancienne adjointe parlementaire à la Santé, Catherine Blouin hérite d’un dossier particulièrement sensible dans la région. Au printemps 2025, 361 enfants attendaient encore une place en garderie en Gaspésie.
La première ministre lui a confié un mandat précis : accélérer la conversion de 5 000 places de garde non subventionnées en places subventionnées à l’échelle du Québec.
Un accueil enthousiaste dans la région
Le préfet de la MRC de Bonaventure, Éric Dubé, salue la nomination. « Je pense que si on veut continuer de se développer pour faire grandir le Québec, et bien les régions doivent être aussi écoutées et entendues », soutient-il, ajoutant qu’une voix au conseil des ministres, c’est aussi une voix au chapitre dans des dossiers aussi variés que le transport, l’environnement et le logement.
« Il était grandement temps qu’on ait quelqu’un pour représenter la région. Madame Blouin connaît les dossiers régionaux, elle va avoir une voie privilégiée auprès de la première ministre et du cabinet. Donc pour nous, c’est vraiment une bonne nouvelle. » — Patricia Chartier, mairesse de Maria
Dans les rues, les citoyens expriment aussi leur satisfaction. Plusieurs rappellent que les régions sont souvent oubliées et que les ministres responsables de la Gaspésie venaient habituellement d’ailleurs. Les attentes sont concrètes : le train, le transport, l’hébergement et les infrastructures.
Un calendrier serré
Patricia Chartier note que le gouvernement a conservé une marge de manœuvre financière pour de nouveaux investissements et estime le moment opportun pour faire avancer les dossiers prioritaires. Avec les élections d’octobre en toile de fond, la pression sera forte pour obtenir des résultats rapidement — autant pour la région que pour la réélection de la nouvelle ministre.
Le compte à rebours est lancé pour Catherine Blouin. Les travaux parlementaires reprennent le 5 mai.