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Visite de l’ancienne usine F.F. Soucy avec Groupe Lebel

Publié le 10 avril 2026 à 16:03, modifié le 10 avril 2026 à 17:46

Par: Charles Boisvert

Groupe Lebel est officiellement propriétaire, depuis un peu plus d’une semaine, de l’ancienne papetière F.F. Soucy de Rivière-du-Loup. Le président-directeur général de l’entreprise, Frédéric Lebel, a accepté jeudi matin de faire visiter l’usine, alors que l’entreprise évalue actuellement le potentiel des installations.

Le dirigeant affirme y avoir vu une opportunité d’affaires. Son objectif est de réparer une maille dans la chaîne d’approvisionnement de l’écosystème forestier du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, bris causé par la fermeture de F.F. Soucy.

À l’arrêt depuis juillet, l’ancienne usine F.F. Soucy est aujourd’hui déserte. Groupe Lebel compte donner une deuxième vie à ce bâtiment industriel emblématique, construit en 1963.

« Ce qu’on croit, c’est que les infrastructures ont vraiment beaucoup de potentiel. Et puis, tant qu’à partir un projet de zéro, on se disait qu’on était peut-être mieux de partir du site de Rivière-du-Loup », explique Frédéric Lebel, président-directeur général de Groupe Lebel.

Les immenses machines servant à fabriquer du papier ne seront plus utilisées. Le nouveau propriétaire tentera de se départir de tous les actifs associés à ces activités.

« Ce qui nous intéresse, c’est le système électrique, le système de protection incendie du bâtiment, le système de chauffage, des chaudières », mentionne Frédéric Lebel.

Tarifs douaniers

Ce sont les équipements compatibles avec les sous-produits du bois qui ont convaincu l’entrepreneur de réaliser cette acquisition majeure, dans un contexte commercial difficile pour le bois d’œuvre. L’entreprise souhaite déjà se positionner en vue de la reprise.

Frédéric Lebel est confiant de voir son achat se rentabiliser.

« On se lance un peu dans le néant. On avait une opportunité. Il fallait bouger vite. On a bougé vite et maintenant, il faut mettre les bons morceaux aux bons endroits », indique-t-il.

Pour son éventuel projet, Frédéric Lebel et son équipe étudient toujours différentes options. Ils se donnent jusqu’à la fin juin pour cibler des idées porteuses. L’une des possibilités envisagées est la création d’une usine de cogénération, qui produirait de l’électricité et de la chaleur en brûlant de la biomasse.

« Ce qu’on comprend, c’est qu’il n’y a pas vraiment de programme qui incite les entreprises à partir des projets de biomasse », explique-t-il.

Discussions avec Hydro-Québec

F.F. Soucy avait une entente avec Hydro-Québec pour le bloc d’énergie. Groupe Lebel souhaite maintenant réaliser certaines économies à ce chapitre.

« On est en discussion avec Hydro-Québec pour premièrement, diminuer les coûts reliés à cette usine-là au niveau électrique », précise Frédéric Lebel.

L’entrepreneur admet qu’il considère comme un privilège l’occasion de relancer ce monument de Rivière-du-Loup, même si cela vient avec une certaine pression.

« Vous comprendrez que c’est un peu stressant. C’est un gros site. Il y a beaucoup d’éléments. On est un peu à l’extérieur de notre zone de confort », confie-t-il.

Frédéric Lebel n’a pas souhaité divulguer le montant de la transaction. Le processus pour relancer les activités à l’usine pourrait prendre jusqu’à trois ans.