Résidence Monseigneur Melanson : un soupir de soulagement à Saint-Quentin
Publié le 2 avril 2026 à 11:29, modifié le 2 avril 2026 à 16:56
La communauté de Saint-Quentin a reçu une excellente nouvelle la semaine dernière. La Résidence Monseigneur Melanson sera entièrement reconstruite. Une annonce qui était grandement attendue.
Un soupir de soulagement pour la communauté de Saint-Quentin qui attendait cette nouvelle depuis 20 ans.
« Tout le monde criait. Les résidents avaient les larmes aux yeux. C’est plus que du bonheur qu’on vit en ce moment », souligne Érika Bossé, directrice générale de la résidence Monseigneur Melanson.
« J’ai crié, parce que c’était vraiment quelque chose qu’on attendait depuis tellement longtemps », indique Nicole Somers, mairesse de Saint-Quentin
Le foyer de soins est trop petit. La plupart des résidents doivent être deux par chambre. Les lits sont seulement séparés par un rideau. Ils doivent également se partager les salles de bains, ce qui compromet leur intimité.
« Possiblement dans tous nos espaces, les résidents peuvent se toucher la main. On a deux bains, un à côté de l’autre dans la salle des bains seulement séparés avec un rideau », explique Mme Bossé.
Impossible de faire manger tous les résidents dans la cafétéria. Plusieurs sont obligés de prendre leur repas dans leur chambre. Ce qui devrait être un moment d’échange devient plutôt un moment de solitude.
« On n’a pas assez de place non plus par exemple pour accueillir plus que 20 à 25 % de nos résidents à la cafétéria. Je pourrais nommer des exemples, des exemples. C’est la réalité dans nos salles d’activité, et dans tous nos espaces de la résidence », ajoute-t-elle.
Le bâtiment a été construit en 1977 et a connu peu de rénovation depuis.
« Des gros problèmes d’infrastructures qui font en sorte qu’on ne peut plus continuer d’assurer la sécurité de nos résidents », mentionne la directrice générale de la résidence.
« À ce moment-là, ce n’était pas nécessairement les mêmes conditions réglementaires qu’on retrouve aujourd’hui », constate la ministre des Aînés, Lyne Chantal Boudreau.
Les responsables de la résidence sont présentement à la recherche d’un terrain.
« C’est certain que nous autres, on ne dérogera pas sur le fait qu’on veut que nous résidents et des chambres simples », affirme Érika Bossé.
La ministre des Aînés ne ferme pas la porte à accueillir davantage de personnes âgées dans la nouvelle résidence.
« Il y a peut-être quelques résidences où il y aura quelques nouveaux lits qui vont être ajoutés », indique-t-elle.
« Si on demeure à 42 lits comme on est aujourd’hui, on ne réussira pas à respecter notre mission qui est de sortir les personnes âgées des hôpitaux », reconnait Mme Bossé.
Lyne Chantal Boudreau estime que le projet devrait prendre de deux à trois ans.