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Surpopulation féline : une pétition et une grande marche pour demander à Québec d’agir

Publié le 1 avril 2026 à 17:51, modifié le 7 avril 2026 à 16:56

Par: Catherine Pellerin

La mobilisation s’intensifie pour demander à Québec de mettre fin à la surpopulation féline.  Des citoyens ont décidé d’agir pour se faire entendre, alors que le problème de chats errants continue de prendre de l’ampleur partout dans nos régions.

Les chats abandonnés se multiplient de façon exponentielle. Carole Cochrane, une vétérinaire à la retraite constate que plusieurs sont souvent blessés ou malades.

« Toutes les villes et tous les villages ont des colonies, avec une trentaine de chats par colonie, qui subsistent tant bien que mal et qui souffrent beaucoup.  On en a ramassé avec des yeux sortis de la tête, des oreilles à moitié arrachées, c’est terrible tout ce qu’on voit », explique-t-elle.

Les citoyens et refuges sont à bout de souffle. Une citoyenne de la région de L’Islet, Manon Deschênes, tente depuis plus de trois ans de sauver le plus de félins.

« On ne fait pas de miracle. C’est notre argent qu’on prend, les dons qu’on a… et ça ne finit plus. On a besoin d’aide », affirme-t-elle.

Pour faire pression sur le gouvernement, les deux femmes font partie des organisateurs d’une grande marche prévue le 4 avril à Québec. Quatre autres rassemblements auront lieu simultanément à Montréal, Sherbrooke, Mont-Laurier et aux Îles-de-la-Madeleine.

Les organisateurs souhaitent notamment que les gouvernements et les municipalités adoptent des règlements pour obliger la stérilisation et le micropuçage des chats.

Une pétition à l’Assemblée nationale

Une pétition sera également déposée à l’Assemblée nationale. Elle est parrainée par le député du Parti québécois et porte-parole en matière de bien-être animal, Pascal Bérubé, qui défend depuis des années la cause animale

« Cette pétition vise essentiellement à susciter le débat sur la protection animale. Ce qui ne veut pas dire que je vais appuyer chacune des mesures proposées », précise-t-il.

Les instigateurs de la démarche estiment qu’il pourrait y avoir près d’un million de chats errants au Québec.

« On a besoin d’aide des gouvernements, des élus, de tout le monde. C’est collectif », lance Manon Deschênes.

Des projets de SPA à l’étude

Il n’existe actuellement aucune SPA au Bas-Saint-Laurent. Un projet de refuge évalué à 8 M$ avait été proposé en 2024 par des promoteurs privés, mais il a finalement été abandonné faute de financement municipal.

À Rivière-du-Loup, la MRC a depuis repris le dossier en main. Un appel d’offres devrait être lancé ce printemps afin d’évaluer les coûts d’un futur service animalier. Les municipalités du territoire seront ensuite consultées.

« On va évaluer les terrains et voir s’il y a des édifices existants qui pourraient accueillir un projet. On va aussi obtenir la meilleure estimation possible des coûts annuels de fonctionnement pour les municipalités », explique la directrice générale de la MRC, Patricia Trudel.

En raison de l’absence de services animaliers, les MRC de L’Islet, Montmagny et Bellechasse envisagent aussi de se regrouper. Les coûts ont été déjà présentés à 21 municipalités, qui doivent décider dans les prochaines semaines si elles souhaitent aller de l’avant.