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Centres collégiaux de transfert de technologie : une réduction du financement avec peu d’impacts?

Publié le 1 avril 2026 à 16:49, modifié le 1 avril 2026 à 16:49

Par: Charles Boisvert

Les centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT) ont eu toute une surprise en consultant le plus récent budget de Québec. Leur enveloppe a été réduite de 71 millions de dollars, mais si on se fie aux réactions à La Pocatière, les impacts seraient minimes.

Malgré une baisse considérable au budget, Solutions Novika est loin d’appuyer sur le bouton panique.

« L’an passé, il y avait eu quand même des investissements exceptionnels de la part du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie », explique la directrice générale, Lorraine Blais. « Ce financement-là était ponctuel, donc vu qu’il n’a pas lieu dans l’année qui s’en vient, ça fait une diminution du budget ».

Solutions Novika s’en tire bien, notamment grâce à leurs partenariats à long terme. La seule réduction qui touche ce CCTT spécialisé en physique vise les Regroupements sectoriels de recherche industrielle, et elle est d’environ 10 %.

« Oui, ça va nous toucher probablement un peu, parce que s’il y a moins d’argent pour les entreprises, il y a moins de projets qui se font, mais ce n’est pas une coupe qui est majeure », indique Lorraine Blais.

Des coupures « préoccupantes »

Chez Biopterre, la nouvelle est accueillie plus froidement.

« C’est toujours préoccupant de voir des coupures dans la recherche et le développement », explique le directeur général, Marc Beaudoin.

Il s’inquiète surtout pour les PME qui collaborent avec les CCTT.

« C’est ce qui m’inquiète le plus. Est-ce que les entreprises privées vont vouloir s’impliquer dans les projets de recherche, sachant que les messages envoyés par l’État est ambiguë? », mentionne le directeur général de Biopterre.

« Ces années-ici, c’est vraiment les PME qui payent pour les restructurations de budget », ajoute de son côté Lorraine Blais.

Déjà une baisse l’an dernier

Marc Beaudoin ne s’en cache pas, le centre spécialisé en bioressources devra s’adapter pour pallier à une baisse de revenus attendue, sans quoi les projets futurs pourraient en souffrir.

« On est capable de changer notre modèle d’affaires pour survivre sans problème, mais ça va demander des modifications de notre approche », indique-t-il.

L’an dernier, le budget des CCTT a été réduit de 86 000 dollars. Mais avec la croissance de ceux dans nos régions, les impacts ont été minimes.

« Ça ouvre la porte à des étudiants pour vivre des activités authentiques. Quand tu es impliqué vraiment dans un projet de recherche, tu sens vraiment que tu contribues et tout ça, c’est très très formateur », explique la directrice des études du Cégep de La Pocatière, Annie Fortin.

La directrice des études est catégorique : les programmes et les étudiants ne subiront aucun contrecoup de cette récente réduction budgétaire.