Jeunes en milieu rural : les consulter pour mieux les rejoindre
Publié le 30 mars 2026 à 14:57, modifié le 30 mars 2026 à 14:57
Des maisons des jeunes (MDJ) de Charlevoix mènent une consultation auprès des adolescents de cinq petites municipalités : Petite-Rivière-Saint-François, Saint-Hilarion, Les Éboulements, Saint-Aimé-des-Lacs et Saint-Siméon. Le but est de mieux comprendre leurs réalités et leurs besoins. Les MDJ veulent adapter leurs services et surtout les amener à s’impliquer dans leur communauté.
Adolescente vivant à Saint-Hilarion, Sarah Boucher fréquente régulièrement sa maison des jeunes.
« J’aime vivre les activités, les animateurs sont vraiment le fun, ça fait que ça donne le goût de venir. On se sent tout le temps écouté, on peut faire pas mal ce qu’on veut, ça fait que c’est vraiment hot », confie-t-elle en entrevue.
Sarah aimerait que ses amis ou d’autres jeunes puissent aussi s’y sentir à leur place. « Je pense qu’il y a plusieurs jeunes qui ne viennent pas, puis il y a des raisons. Ils ne trouvent pas qu’il y a assez d’activités qui les rejoint ou les plages horaires », évoque-t-elle comme causes possibles.
Groupe Action Jeunesse de Charlevoix, la MDJ des Éboulements et Forum Jeunesse de Charlevoix-Ouest se sont regroupés pour comprendre qu’est-ce qui freine les adolescents à venir.
« On sait ici qu’à Saint-Hilarion, une façon qui pourrait faciliter l’adhésion à nos services, ce serait de faciliter le transport, mais ce n’est pas nécessairement le cas dans d’autres milieux. Ça fait que ça, c’est des choses qu’on va vouloir approfondir avec les jeunes et leurs parents à savoir comment on pourrait répondre à cette offre », souligne Raphaël Lavoie, superviseur terrain pour Forum Jeunesse de Charlevoix-Ouest.
Une consultation est en cours auprès des 12 à 14 ans. Un sondage a été mené, puis des rencontres ont eu lieu samedi et dimanche derniers dans chaque milieu avec des jeunes et des parents.
« On fait cette démarche-là parce qu’on veut savoir quels sont les meilleurs moyens et les meilleures méthodes pour aller chercher les jeunes, les impliquer, avoir des activités qui les intéressent, dans le but d’avoir une plus grande participation », précise Raphaël Lavoie.
En tant qu’ambassadrice, Sarah s’est impliquée à toutes les étapes. La démarche est pensée pour et par les jeunes.
« Parce que les jeunes, oui les adultes ils essaient de les comprendre, mais je pense que la meilleure personne qui peut comprendre des jeunes, c’est des jeunes. Ça fait que c’est pour ça que je voulais devenir ambassadrice, pour que les jeunes puissent bien être écoutés », explique-t-elle.
La consultation se terminera cet été et vise à équiper chaque MDJ d’outils concrets pour mieux rejoindre ses jeunes.