Crise des médias : l’information régionale, une priorité pour nos députés
Publié le 27 mars 2026 à 16:36, modifié le 27 mars 2026 à 16:39
Par: Megan Maltais
On apprenait la semaine dernière que Québec va élargir et bonifier l’aide aux médias. Dans le budget 2026-2027, 75M$ sont réservés pour soutenir le journalisme. C’était primordial pour les députés caquistes de notre territoire de soutenir l’information régionale.
Après plusieurs années d’attente, les médias ont enfin été entendus par Québec : le gouvernement élargit le crédit d’impôt pour inclure la télévision privée, la radio commerciale et les agences de presse, qui était jusqu’ici réservé à la presse écrite.
« Une chose est sûre, l’information en télévision en particulier, c’est l’information qui coûte la plus cher à produire. Si on compare aux journaux, si on compare à la radio, c’est nous qui nous déplaçons pour aller rencontrer les intervenants sur le terrain, aller prendre des images, etc. Alors il faut absolument maintenir ce service-là », estime le directeur général de Télé Inter-Rives, Pierre Harvey.
35% des salaires liés aux activités journalistiques seront couverts. 35M$ serviront à soutenir la transformation numérique des médias. Le gouvernement estime qu’environ 30 nouvelles entreprises auront droit à l’aide financière.
Ainsi, on souhaite encourager la diffusion d’information fiable et accessible. « L’accès à une information fiable et surtout de qualité, pour moi, ça demeure essentiel pour nos communautés, nos citoyens et citoyennes. Grâce à nos médias régionaux, à nos médias locaux, on peut avoir cette information de qualité », affirme la députée-ministre de Rivière-du-Loup-Témiscouata-Les Basques Amélie Dionne.
De son côté, le député de Côte-du-Sud, estime « qu’en région, on puisse obtenir de l’information adéquate pour les citoyens et qu’on n’entende pas juste les grandes villes, mais qu’on soit capable d’être régionalisé. Je pense que ça va apporter les médias à voir une bouffée d’air », considère Mathieu Rivest.
La députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, Kariane Bourassa, a longtemps été journaliste. « Un peuple informé, c’est un peuple fort. L’information rigoureuse est tellement importante et encore plus en région. Pour moi, l’information ce n’est pas négociable », affirme-t-elle.
Ottawa doit agir
Les élus espèrent que cette aide financière va inciter le gouvernement fédéral à prendre des engagements dans le même sens.
« On se doit avec l’arrivée des grandes plateformes et le phénomène de désinformation, qui empêchent nos médias de pouvoir livrer de l’information, c’est important de se pencher là-dessus. Je dis que ça envoie un message clair au gouvernement fédéral et on espère qu’ils feront leur part », espère Amélie Dionne.
Pierre Harvey souhaite qu’Ottawa accorde à son tour un crédit d’impôt pour les médias électroniques. « On s’attend à ce que le gouvernement fédéral fasse de la même chose de son côté. »
Avec la baisse des revenus publicitaires, la désinformation et la fermeture de salles de nouvelles, les députés espèrent que cette annonce permettra aux médias privés de souffler un peu.