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Nouvelles

Morsure, coups, insultes : hausse inquiétante des cas de violences à l’école

Publié le 24 mars 2026 à 17:00, modifié le 24 mars 2026 à 17:02

Par: Charles Boisvert

Une campagne contre la violence et l’intimidation en milieu scolaire est actuellement menée, notamment dans les écoles du KRTB. Les gestes violents posés par les jeunes envers le personnel inquiètent de plus en plus.

Rencontrée à Rivière-du-Loup en début d’après-midi, la présidente du Syndicat de l’enseignement du Grand-Portage, Natacha Blanchet, arborait fièrement le X mauve.

« Porter le X mauve, c’est dire : “la violence, on n’en veut pas” », explique-t-elle.

Mettons un X sur la violence en milieu scolaire, c’est une campagne qui vise à dénoncer les actes parfois dangereux subis par les employés.

« Certains employés banalisent que c’est normal, c’est mon travail de recevoir cinq claques par jour par la tête, mais ce n’est pas le cas », mentionne Sébastien Dionne, président par intérim du Syndicat du soutien scolaire de Kamouraska–Rivière-du-Loup.

« On a une hausse dans les cinq dernières années. C’est clair », ajoute Natacha Blanchet.

« Coups de pied, tirer les cheveux, désorganiser la classe »

Les chiffres le confirment. Le Syndicat du soutien scolaire de Kamouraska–Rivière-du-Loup recense une hausse de plus de 80 cas comparativement à pareille date l’an dernier. Les cas ont augmenté de 67 à 148.

« Ça, on s’entend que c’est les déclarés », précise Sébastien Dionne.

De nombreux gestes, parfois banalisés, en font partie.

« On parle de coups de pied, coups de poing, tirer les cheveux, cracher, donner des tapes, désorganiser la classe », explique Natacha Blanchet.

La violence verbale et psychologique est devenue un fléau, surtout chez les plus vieux. « “T’es conne”, les plus vieux, ça peut être même encore pire », mentionne-t-elle.

Certains cas sont plus marquants que les autres.

« Le plus récent qu’on a eu qui était vraiment plus grave, on parle d’un employé qui est ressorti avec quelques semaines d’invalidité avec une entorse cervicale suite à des coups reçus à la tête », se désole Sébastien Dionne. « C’était un très jeune. Ce n’est pas un adolescent de 15 ans qui a fait ça », ajoute-t-il.

Conséquences sur les autres élèves

Lors des situations de violence les plus graves, le protocole demande aux enseignants de sortir tout le monde de la classe et laisser l’enfant finir sa crise. Les dommages collatéraux sur les apprentissages des autres élèves sont donc nombreux.

« C’est les autres élèves qui subissent, qui vivent du stress, qui vivent de l’anxiété », explique Natacha Blanchet.

Les effets se font déjà ressentir : arrêts de travail, retraites anticipées et démissions. Les syndicats affirment d’une même voix qu’il est urgent d’agir. Ils souhaitent faire passer leur message, un X mauve à la fois.

Photos : Courtoisie / Une prof allumée