Église de L’Isle-Verte : le bâtiment fermé pour une durée indéterminée
Publié le 24 mars 2026 à 16:34, modifié le 24 mars 2026 à 16:40
Par: Megan Maltais
L’église de L’Isle-Verte a été condamnée pour une durée indéterminée. La structure du clocher, qui se détériore depuis plusieurs années, a forcé la municipalité à prendre cette décision. Le bâtiment était fermé pour un 3e hiver.
La réouverture était prévue en juin, mais, malheureusement ça ne sera pas possible. Un ingénieur est venu inspecter le bâtiment la semaine dernière et il a révélé qu’au courant des dernières années, des infiltrations d’eau ont aggravé l’état du clocher.
À l’église de L’Isle-Verte, les cloches ne sonnent plus et la Fabrique tire la sonnette d’alarme. « C’est important que nos gens soient en sécurité à L’Isle-Verte, parce que si le clocher tombe, il va arriver quoi? », se demande la présidente de la Fabrique, Suzanne Marquis.
Un périmètre de sécurité a été mis en place et sera éventuellement agrandi.
Travaux importants
Les forts vents de la semaine dernière ont fait craindre le pire. « J’étais chez moi et je me demandais si le clocher allait tenir la route. D’une fois à l’autre, on ne le sait pas. Je pensais au clocher et je me disais “s’il tombe, mon dieu, qu’est-ce qu’il va arriver?” », avoue cette dernière.
Pour sauver ce patrimoine religieux, ça prendra plus que de simples prières : des travaux majeurs doivent être réalisés. « Dans un premier temps, il y a une phase de sécurité. Le deuxième temps, ça va être de [savoir] qu’est-ce qu’on fait de cette structure-là, avec laquelle on pourrait peut-être faire bénéficier l’ensemble des citoyens? Moi, ma préoccupation, c’est que toute décision que l’on prend, je dois toujours garder en tête “quel est l’impact pour les citoyens?” », assurer la mairesse de L’Isle-Verte, Monic Vézina.
13 ans d’attente
Ça fait depuis 2013 que des travaux doivent être réalisés, mais 13 ans plus tard, rien n’a été fait. « On sait qu’il y a de la détérioration par le premier carnet de santé en 2013. Ensuite, il y en a eu un en 2019 et on en a eu en 2025. Là, les carnets de santé, on en veut plus. On veut savoir ce qu’on fait avec le clocher. Ce qu’on veut, c’est que le mouvement s’accélère », explique Suzanne Marquis.
Un comité incluant la municipalité, des membres de la Fabrique et des représentants régionaux du ministère de la Culture a été mis sur pied. Le comité effectue un travail de moine pour tenter de trouver des solutions.
« Comment on peut faire en sorte que ça va fonctionner et trouver les étapes pour que ça marche? C’est ça notre but. Moi, je suis toujours optimiste. C’est ma marque de commerce, mais il faut travailler en collaboration. Il faut trouver des gens pour nous aider, nous accompagner au niveau des différents ministères. C’est ça l’objectif », affirme la mairesse.
Les travaux sont évalués à 2M$. Sans aide financière, la présidente estime que c’est l’avenir de la Fabrique qui est en jeu.