5e édition de la Chic-Chocs: 24 mushers se disputeront les grands honneurs
Publié le 13 mars 2026 à 15:50, modifié le 13 mars 2026 à 15:51
Par: Patrick Giguère
La 5e édition de la course de traineau à chiens de Pin Rouge s’amorce aujourd’hui à New Richmond. Un événement qui risque encore une fois d’attirer les foules et les familles.
Il y a des bêtes poilues aux pieds carrés cette fin de semaine à la Station touristique Pin Rouge.
Cette année, 24 mushers prennent part à la compétition.
« C’est plus que l’an passé, ça ressemble à il y a deux ans. Les années varient toujours. Ça vient d’un peu partout au Québec, du Nouveau-Brunswick et du nord-est des États-Unis », indique Philippe Dugas, le président et coordonnateur de l’événement sportif.
Mélodie Beauchemin, une meneuse de chiens de l’Abitibi, participe pour la première fois aux compétitions gaspésiennes.
« La beauté des paysages, les montagnes, un nouveau défi… et ça a l’air vraiment d’une belle course »lance la femme de Saint-Félix-de-Dalquier.
Wytt Marquis, 18 ans, du Maine a lui aussi tenu à faire la route pour prendre part à l’événement.
« Je suis venu dans les Chic-Chocs pour courir. J’ai vraiment aimé ça et j’ai finalement eu l’occasion de revenir. J’aime ça ici, c’est une bonne course de longue distance. »
L’après-midi de vendredi était consacré à l’arrivée des participants et à l’examen des chiens par les vétérinaires avant le grand départ.
Et contrairement à la croyance populaire, la neige et le froid représentent un véritable terrain de jeu pour les huskys sibériens et les Alaskans.
« La température cette année devrait être l’une de nos plus belles. On aime le froid pour les chiens. Pour eux, c’est idéal quand il fait froid. La bordée de neige nous a apporté quelques petits défis, mais elle a aussi réglé certains problèmes parce qu’on avait eu du temps doux », dit Philippe Dugas.
Chiens et conducteurs de traîneaux seront sur la ligne de départ samedi entre 8 h et 9 h 30. Ils s’affronteront sur trois parcours allant de 75 à 242 kilomètres, avec des arrêts obligatoires au relais de la Cache et à la pourvoirie Faribault.
« Normalement, je fais des courses un peu plus longues, autour de 250 milles. Mais cette année, j’ai beaucoup de jeunes chiens. Je viens surtout pratiquer ici pour bâtir une base pour les années à venir et leur donner de l’expérience », rapporte Martin Massicotte de Saint-Tite. « On met environ 15 à 17 heures de temps de piste, avec huit heures d’arrêt. Pour nous, c’est comme une petite course. J’ai déjà fait pas mal plus long que ça », dit-il en souriant.
Bien que ce sport demande un engagement constant, la compétition peut compter cette année sur de jeunes participants âgés de 13, 15 et 18 ans.
« C’est un sport qui est quand même un peu marginal. En fait, ce n’est pas juste un sport, c’est un mode de vie. Être musher, c’est 365 jours par année. On commence à entraîner les chiens à l’automne, mais ça fait des années qu’on s’y prépare parce qu’on élève des chiens pour ça. C’est aussi un hobby qui est de plus en plus coûteux », fait savoir M.Dugas.
« Tu vois toutes sortes d’affaires. Ce n’est pas quelque chose que j’ai vraiment vécu. C’est vraiment le fun de voir les chiens, j’aime vraiment les animaux », affirme Isabelle Saint-Amand qui accompagne son beau-père.
Alors que les chiens et les traîneaux emprunteront les sentiers fédérés dans les prochaines heures, les organisateurs et les meneurs de chiens invitent les motoneigistes à ralentir et à faire preuve de prudence.
Une cinquantaine de bénévoles contribuent au succès de cette 5e édition. Les arrivées des premières équipes sont attendues dimanche dès 7 h.