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Les projets pédagogiques différents : la solution pour la survie des petites écoles?

Publié le 13 février 2026 à 17:05, modifié le 13 février 2026 à 17:08

Par: Charles Boisvert

Certaines municipalités continuent de s’inquiéter de la possible fermeture de leur école primaire, en raison d’un nombre d’inscriptions insuffisant. Une chercheuse du Kamouraska a tenté de trouver des pistes de solutions.

Implanter un projet pédagogique différent pour redynamiser une école en milieu rural. Voilà une piste de solution étudiée par Olivia Roy-Malo dans le cadre de sa thèse de doctorat.

« Attirer à la fois des nouveaux élèves, donc pas nécessairement des élèves qui sont résidents de la municipalité. Mais, aussi, dans certaines situations, c’était pour accroître l’attractivité de l’école et que les parents résidents de la municipalité inscrivent leur enfant dans l’école », explique-t-elle.

Il s’agit de programmes éducatifs distincts, axés sur la nature, les langues, les sports, les arts et plus encore. L’école primaire de Saint-Elzéar-de-Témiscouata a survécu grâce à une initiative de la sorte.

« C’est vraiment aussi de varier le cadre, sortir de la classe finalement », mentionne Olivia Roy-Malo, qui est doctorante en anthropologie et en sciences de l’éducation.

Mobilisation requise

Dans le cadre de ses recherches, Olivia Roy-Malo a étudié deux écoles, dont une du Bas-Saint-Laurent.

« Dans les deux cas, ce sont des initiatives qui ont été mises en œuvre à la suite ou en réaction à une menace de fermeture de l’école », indique celle qui s’est établi à Saint-Bruno-de-Kamouraska.

Mettre sur pied un tel projet nécessite toutefois l’implication de toute la communauté.

« Ça prend autant la mobilisation de parents et l’enthousiasme des enfants. Souvent la municipalité aussi a un rôle à jouer, des fois, en apportant un soutien financier », explique Olivia Roy-Malo.

« Principalement du personnel de l’équipe école, parce que c’est eux qui vont devoir œuvrer chaque jour à la mise en place du projet éducatif et de la couleur de cette école-là », souligne Caroline Dufour, directrice générale par intérim au Centre de services scolaire Kamouraska–Rivière-du-Loup.

Écoles menacées

Au Centre de services scolaire Kamouraska–Rivière-du-Loup, trois écoles sont considérées sous surveillance : Saint-François-Xavier-de-Viger, Saint-Paul-de-la-Croix et Saint-Bruno-de-Kamouraska. Le faible nombre d’élèves inscrits préoccupe.

« Ce qu’on demande, c’est qu’on ait deux groupes de minimum six élèves pour le maintien de l’école pour l’année suivante », indique Caroline Dufour.

Elle craint toutefois que le contexte budgétaire freine certains projets.

Selon Olivia Roy-Malo, la survie des écoles en milieu rural passe aussi par une meilleure écoute du politique.

« Au ministère de l’Éducation, des fois, il y a certaines politiques qui ne sont pas nécessairement réfléchies en prenant en compte les réalités des petites écoles en milieu rural », conclut-elle.