Avenir des urgences : Amélie Dionne veut calmer les inquiétudes
Publié le 9 février 2026 à 17:13, modifié le 9 février 2026 à 17:19
Par: Megan Maltais
Plusieurs questions demeurent à la suite de ce revirement de situation, survenu vendredi après-midi. Le CISSS du Bas-Saint-Laurent a fait marche arrière et a confirmé que les urgences de Trois-Pistoles et de Pohénégamook seront maintenues. Des rencontres ont eu lieu aujourd’hui avec Amélie Dionne.
La députée-ministre a confirmé que la décision a été prise par Santé Québec à la suite de plusieurs discussions avec le CISSS et la ministre de la Santé. Amélie Dionne affirme que le statu quo sera maintenu. Les urgences comme on les connaît présentement vont donc demeurer.
« Je veux rassurer la population aujourd’hui, les services seront maintenus et on va dialoguer. Santé Québec et le CISSS vont dialoguer avec notre population et avec notre personnel en santé », précise la député-ministre, Amélie Dionne, qui salue la décision.
Par courriel, Santé Québec explique qu’il s’agit d’un sujet très sensible et que pour trouver une solution concertée, toutes les parties prenantes doivent faire partie de la réflexion. « Madame Dionne nous a demandé de lui faire confiance, alors on lui fait confiance », affirme le porte-parole pour le Comité pour le maintien des services médicaux d’urgence 24/7, Gilles Pelletier.
Miser sur la collaboration
Et pour la suite des choses, le mot d’ordre c’est collaboration. « On va travailler en collaboration et essayer de trouver des solutions pour l’avenir », espère Gilles Pelletier.
Le maire de Trois-Pistoles, Maurice Vaney, se montre plus sceptique. « On va donner la chance aux coureurs. Mais, je le répète, le contexte dans lequel ça se passe depuis 1 an, la façon dont le CISSS à mener le dossier, on est obligé de rester vigilant. »
« On va être au rendez-vous, mais on ne baissera pas la garde », ajoute le président de l’AQDR de l’Est-du-Québec, Pierre-Paul Malenfant.
L’élue précise que le personnel de la santé a des idées pour trouver des solutions. « Je pense qu’on a des gens créatifs et c’est important de les écouter. »
Rester vigilant
À la suite des rencontres avec Amélie Dionne, les comités des Basques et du Transcontinental ne sont pas près de crier victoire. « On veut des engagements qu’on va vers l’amélioration d’un modèle et non pas l’abolition d’un modèle qui fonctionne très bien », explique Maurice Vaney.
Pour leur part, les citoyens des Basques sont satisfaits de la décision, mais restent tout de même prudents puisque plusieurs questions sont toujours sans réponse
« Est-ce que c’est pour une courte durée seulement? Souhaitons que non », explique une citoyenne. « Je pense qu’il faut que les moyens de pression continuent et il faut tenir notre bout », ajoute une autre.
« On nous a dit que ça allait demeurer ouvert, mais on n’en sait pas plus. On est un petit peu sur les nerfs », avoue une dernière.
Amélie Dionne critiquée
L’élue a souvent été critiquée dans ce dossier. Aujourd’hui, elle veut repartir sur de bonnes bases.
« Le mot pédagogie, je pense que ç’a heurté beaucoup de gens et je m’en excuse, honnêtement. Quand je disais pédagogie, il fallait revenir à la basse. Ce n’était pas une fermeture complète des urgences, mais ça créer tellement d’inquiétude, tellement de préoccupation dans le milieu. C’était émotif. »
Les élections provinciales arrivent à grands pas… mais Amélie Dionne confirme que la décision n’a rien à voir avec un appel au vote. « Je ne veux pas mélanger ce dossier sensible avec les élections, ce que je veux c’est que ça fonctionne et que les gens se parlent », assure-t-elle.