Italie 2026 : l’école de Clermont supporte Ann-Renée Desbiens
Publié le 5 février 2026 à 17:58, modifié le 6 février 2026 à 08:41
À la veille des Olympiques en Italie, la fébrilité est palpable dans Charlevoix. L’hockeyeuse Ann-Renée Desbiens recevra une grande dose d’amour de son ancienne école primaire, à Clermont. Les élèves et le personnel se sont mobilisés pour encourager l’athlète.
Ann-Renée, le nom est sur toutes les lèvres dans cet établissement primaire. La fille du village, qui entame sa troisième participation aux Olympiques, aura toute une école derrière son filet.
« Allez, Anne-Renée, le Canada compte sur toi », « Go ma tante, je t’aime », « Let’s go, Anne-Renée! », lancent plusieurs enfants à leur gardienne de but préférée. « On souhaite bonne chance à Ann-Renée, puis on espère qu’elle va emporter la médaille d’or », ajoute Élie Gauthier, élève de l’école Laure-Gaudreault.
L’idée vient de la belle-sœur d’Ann-Renée Desbiens, Audrey Savard, qui est enseignante ici. Des nièces de l’hockeyeuse fréquentent aussi cette école. Mais la fierté va bien au-delà d’une histoire de famille.
« Je trouve que c’était quelque chose de significatif pour nos élèves de savoir qu’il y a une athlète de haut niveau qui a déjà été assise ici, dans leur école, et de voir à quel niveau elle est rendue aujourd’hui », souligne Audrey Savard.
Des photos, des vidéos, des affiches et le port du chandail de l’athlète : tous les moyens sont bons pour encourager l’athlète et ses coéquipières.
« Moi je trouvais ça très intéressant pour les encourager chacune, et Ann-Renée en particulier », confie une élève, Flavie Desbiens. « C’est cool parce que ça va y aller jusqu’à Ann-Renée, puis moi je suis fan de la Victoire », ajoute son camarade Luka Godbout.
Pour le personnel, c’est aussi l’occasion d’enseigner autour d’un thème rassembleur.
« On travaille la géographie, on travaille l’ouverture sur le monde, alors ça rassemble, ça touche à plein de volets », explique une enseignante, Guylaine Savard. « C’est un événement qui est riche en apprentissages pour les élèves. C’est sûr que chacune des classes aussi vont en parler », croit aussi Audrey Savard.
Bien avant sa carrière professionnelle, Ann-Renée Desbiens se distinguait déjà sur les bancs d’école. L’une de ses enseignantes, Josée Tremblay, s’en souvient très bien.
« C’était une élève formidable quand elle était en classe, elle participait toujours très bien aux activités, elle était très assidue en classe puis déjà, on le sait tous, elle avait cette passion-là qui était le hockey. Ça faisait d’elle une élève très très très motivée, puis très attachante », partage Mme Tremblay.
Peu importe sa performance en Italie, la Muraille de Charlevoix a gagné le cœur de la nouvelle génération.
« Ça nous encourage beaucoup à devenir comme elle », affirme le jeune Antoine Marinoff. « Moi, c’est mon plus grand rêve de devenir un joueur professionnel de hockey », ajoute Élie Gauthier.
« Encore ce matin, ils m’ont dit : ça commence demain, les jeux. Fait qu’on va suivre ça à chaque jour, puis on va se tenir au courant avec les élèves, c’est sûr, puis on va la suivre », conclut Josée Tremblay.